BYD vise à devenir le plus grand constructeur automobile mondial d’ici cinq ans


Principaux renseignements

  • BYD vise à devenir le plus grand constructeur automobile mondial d’ici cinq ans.
  • Des investissements stratégiques dans la recharge rapide et dans des usines européennes stimulent son expansion mondiale.
  • Les tensions géopolitiques et les conflits sociaux menacent la croissance internationale de l’entreprise.

BYD, le géant automobile chinois, a annoncé son intention de devenir le plus grand constructeur automobile de la planète d’ici cinq ans. Lors d’une assemblée générale annuelle des actionnaires à Shenzhen, le président Wang Chuanfu s’est dit convaincu que l’entreprise pourrait dépasser des concurrents bien établis comme Toyota en tirant parti de ses avancées en matière de recharge rapide, de ses innovations de pointe dans le domaine des batteries et d’une expansion stratégique de sa production internationale.

Innovation technologique

Pour soutenir cette croissance, l’entreprise a récemment annoncé un investissement de près de 1,8 milliard de livres sterling (2 milliards d’euros) dans des infrastructures européennes dédiées à la technologie de « recharge ultra-rapide », qui vise à recharger les véhicules en seulement cinq minutes. Après avoir dépassé Tesla en tant que premier vendeur de véhicules électriques l’année dernière, BYD connaît une croissance internationale rapide ; ses ventes à l’étranger ont bondi de 80 pour cent en mai par rapport à l’année précédente.

L’entreprise espère écouler 1,5 million d’unités à l’étranger cette année, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux 1,05 million vendus précédemment. Malgré cette dynamique, un écart subsiste, puisque Toyota a vendu 11,3 millions de voitures en 2025, alors que le total annuel précédent de BYD était de 4,8 millions.

Changement de stratégie en matière de fabrication

La stratégie de l’entreprise consiste à rapprocher la production de ses marchés cibles afin de contourner les droits de douane de l’Union européenne sur les véhicules électriques fabriqués en Chine. Stella Li, une cadre supérieure internationale, a confirmé que l’assemblage débutera dans leur usine hongroise au dernier trimestre de cette année.

Alors que le projet d’usine en Turquie a été suspendu, l’entreprise donne la priorité au site hongrois et recherche un deuxième emplacement en Europe.

Controverses en matière de travail

Cependant, l’expansion en Hongrie n’a pas été sans controverse. L’entreprise a été accusée d’avoir enfreint la réglementation européenne du travail en employant des travailleurs migrants en provenance de Chine.

De plus, des rapports font état de dommages environnementaux à Szeged, où la terre excavée du chantier aurait contaminé les champs voisins, entraînant la destruction des cultures et des amendes pour trois entreprises impliquées.

Tensions géopolitiques sur le marché américain

Au-delà de l’Europe, BYD se heurte à des obstacles politiques aux États-Unis. Le Pentagone a récemment classé le constructeur automobile dans la catégorie des « entreprises militaires chinoises », invoquant des préoccupations de sécurité nationale.

Cette décision place BYD dans une position précaire alors qu’elle est en concurrence avec des entreprises américaines. En réponse, le gouvernement chinois a rejeté cette classification, affirmant qu’elle ne reposait pas sur des preuves factuelles.

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