La Chine en veut aux États-Unis pour avoir inscrit plusieurs entreprises technologiques sur une liste noire


Principaux renseignements

  • Les États-Unis ont inscrit plusieurs entreprises technologiques et pharmaceutiques chinoises sur leur liste noire en raison de liens présumés avec l’armée.
  • Pékin condamne ces restrictions, les qualifiant d’attaques injustifiées contre ses entreprises nationales.
  • Ces sanctions menacent la stabilité diplomatique malgré les récentes initiatives de rapprochement entre les dirigeants mondiaux.

La Chine a exprimé sa vive désapprobation face à la récente décision du gouvernement américain de placer plusieurs entreprises nationales de premier plan sur une liste noire. Cette mesure, initiée par Washington, repose sur l’affirmation selon laquelle ces organisations apporteraient un soutien à l’armée chinoise. Pékin a qualifié ces actions de restrictions injustifiées à l’encontre de ses entreprises et a exigé que les États-Unis reviennent sur cette politique.

Pékin condamne les arguments liés à la sécurité nationale

Lors d’une conférence de presse, le représentant du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, a critiqué la tendance américaine à élargir de manière excessive la définition de la sécurité nationale afin de cibler les entreprises chinoises. Il a exhorté les États-Unis à abandonner ces stratégies « erronées ».

Cette annonce du Pentagone fait suite à une récente rencontre entre le président Donald Trump et le président Xi Jinping, au cours de laquelle les deux dirigeants ont exprimé leur souhait de voir régner la stabilité. Alors que Trump a invité le président Xi à se rendre à Washington en septembre prochain, cette dernière mesure réglementaire menace d’exacerber les tensions entre les deux puissances économiques mondiales.

Portée étendue de la nouvelle liste noire

La liste actuelle reflète en grande partie une version brièvement rendue publique en février, bien qu’elle réintègre deux fabricants de puces mémoire, Yangtze Memory Technologies et ChangXin Memory Technologies, qui en avaient été précédemment exclus. Au-delà des fabricants de puces, la liste vise des entités majeures axées sur l’IA telles qu’Alibaba et Baidu, ainsi que Tencent, qui figurait déjà sur la liste. Parmi les autres ajouts figurent la start-up de robotique Unitree et la société pharmaceutique WuXi AppTec.

Soutien législatif américain aux restrictions

Le représentant républicain John Moolenaar, qui préside la commission spéciale de la Chambre des représentants sur la Chine, a décrit la liste mise à jour comme un signal d’alerte adressé au public et au gouvernement américains. Il a plaidé en faveur d’une cessation des échanges commerciaux avec ces entreprises afin d’empêcher le renforcement des capacités militaires de la Chine.

Déni des liens militaires par les entreprises

Les entreprises concernées ont nié ces allégations. Baidu a publié une déclaration sur les réseaux sociaux affirmant que ces allégations sont dépourvues de preuves et indiquant qu’elle utilisera tous les moyens possibles pour être retirée de la liste.

De même, Alibaba a qualifié son inclusion d’erreur, niant toute implication dans des stratégies de fusion entre le militaire et le civil et laissant entendre que des recours juridiques pourraient suivre.

Bien que ces désignations n’entraînent pas nécessairement de sanctions juridiques immédiates pour toutes les entreprises répertoriées, les analystes considèrent cette mesure comme un signe avant-coureur de sanctions économiques plus sévères.

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