Bruxelles et la Wallonie suivent la Flandre et envisagent de nouvelles aides pour l’Horeca

Annette Riedl/Picture Alliance/Isopix

L’annonce par Jan Jambon (N-VA) d’aides supplémentaires pour le secteur Horeca a suscité quelques jalousies du côté francophone. Avec la perspective d’une réouverture au plus tôt en mai, les tenanciers de bars et restaurants attendaient plus de soutien.

Le 1er mai, ‘au plus tard’, rétorque le ministre wallon de l’Economie Willy Borsus (MR). Pour lui, cette date fixée par le Comité de concertation est une date ultime. Il espère, si les chiffres sanitaires sont favorables, pouvoir annoncer une réouverture plus tôt.

Du côté des aides, les exécutifs wallon et bruxellois sont en train de négocier des mesures complémentaires. Elles devraient être annoncées ce jeudi.

  • Bruxelles: un élargissement de la prime Tetra. Elle est destinée aux cafés et restaurants réalisant un chiffre d’affaires annuel de minimum 25.000 euros. Et elle varie de 5.000 à 36.000 euros selon la perte de revenus et le nombre d’employés des établissements. Cette aide devrait intervenir pour le mois d’avril.
  • Wallonie: L’indemnité 10 ( de 4.000 à 12.000 euros en fonction du nombre d’employés) est opérationnelle dès ce mercredi. Les demandes peuvent être introduites. En plus, une nouvelle mesure sera annoncée ce jeudi. Sans plus de précision pour le moment.

Polémique

L’annonce d’un renforcement des mesures en Flandre a pris de court les exécutifs du sud du pays. Certains acteurs du secteur dénonçaient même la volonté des autorités de limiter les aides pour écrémer les brebis galeuses. On sait le secteur Horeca très inégalitaire au niveau comptable du côté francophone.

Il n’en est rien affirment de concert les deux exécutifs. À Bruxelles, les mesures de soutien se chiffrent même à 700 millions d’euros pour les commerces et indépendants sur un budget total de 5 milliards. Les aides pour une année normale ne s’élèvent d’habitude qu’à une trentaine de millions d’euros. Côté wallon, le montant alloué se chiffre lui aussi à plusieurs centaines de millions d’euros.

Si l’Horeca est sans conteste l’un des secteurs les plus touchés par la crise, il est aussi le plus soutenu.