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4e round du Brexit: un ‘no-deal’ n’est toujours pas exclu

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Politique

02/06/2020 | Kathy De Schrijver | 5 min de lecture

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, lors de la conférence de presse qui a suivi le premier cycle de discussions entre l'UE et le Royaume-Uni sur leurs futures relations commerciales. - EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ

Cette semaine débute la 4e phase de négociations de l’après-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Londres pourra y demander une prolongation de la période de transition après le 31 décembre 2020. Mais si des avancées majeures ne sont pas obtenues cette semaine, il faudra peut-être se préparer à un ‘no-deal’ de chaque côté de la Manche.

Ce 4e round est loin de commencer sur de bonnes bases. Dimanche, Michel Barnier, le négociateur européen, a bien fait comprendre dans le quotidien anglais The Times que si les Britanniques ne respectaient pas les engagements pris lors de la signature du Brexit, il n’y aurait pas d’accord. Difficile de faire plus clair.

Les trois premiers rounds n’ont pas vraiment permis de faire avancer l’accord pour l’après-Brexit. Les principaux points de tension – la frontière avec l’Irlande du Nord, l’accès aux eaux britanniques pour la pêche, la juridiction internationale et les conditions de commerce équilibrées- n’ont toujours pas trouvé un début de solution.

D’un côté, l’Union européenne veut un accord en béton armé pour que le Royaume-Uni conserve une réglementation proche de l’Europe en matière fiscale, sociale ou environnementale. Les Britanniques voudraient, quant à eux, un simple accord commercial comme l’Union européenne en a déjà signé avec des pays étrangers.

Il faut aussi rappeler que les négociations ont commencé en mars, alors que la pandémie de coronavirus s’abattait sur l’Europe. Les gouvernements avaient donc d’autres choses à penser.

‘No-deal’

Fin février, le Royaume-Uni avait déclaré que si aucune avancée majeure dans l’accord n’avait lieu en juin, le pays quitterait les négociations pour se préparer à un no-deal. Depuis lors, avec la crise du coronavirus, ils n’ont ni confirmé ni réfuté l’information. Il est donc possible que si les deux parties ne s’accordent pas sur au moins un des gros points de tension, le Royaume-Uni annoncera elle aussi la fin définitive des négociations et un ‘no-deal’.

L’Irlande a déjà annoncé qu’elle se préparait au scénario du pire. Le pays partage une frontière terrestre avec le Royaume-Uni, mais devra toujours se conformer aux règles européennes. Ce qui pourrait être dévastateur pour l’économie du pays, car le Royaume-Uni est le premier partenaire commercial de l’Irlande. Sans accord ou même avec un accord très limité, la douane et les autres contrôles de marchandises à la frontière seront beaucoup plus sévères. L’Irlande réfléchit donc à un plan pour limiter les dommages économiques.

Une lueur d’espoir?

Selon The Times, le Royaume-Uni serait prêt à faire un compromis sur la pêche. Mais en échange, l’Union européenne doit revoir ses exigences sur les règles du marché commun. Un marché protecteur qu’elle réserve à ses membres.

Si cette information se révèle vraie, elle aura tendance à rassurer les Européens. Car certains négociateurs croyaient que le Royaume-Uni avait l’intention de faire échouer volontairement les négociations. Mais l’Union européenne sera-t-elle capable de d’abaisser ses exigences ?

Quelle que soit l’issue de ce 4e round, le Premier ministre britannique Boris Johnson devra rencontrer la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pendant le mois de juin. Ils devront faire le point sur les négociations à 6 mois de l’échéance.

Source: BusinessAM


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