Bouchez est parvenu à sauver sa tête: vers plus de collégialité dans les décisions

Georges-Louis Bouchez (MR)
Georges-Louis Bouchez (MR) – Isopix

Si un certain nombre de ‘barons’ du MR n’ont pas hésité à faire part ce matin de leur défiance vis-à-vis de leur président, Georges-Louis Bouchez n’est pas pour autant sans soutiens. Et ces derniers ont fait pencher la balance en faveur d’un maintien de GLB à son poste. Avec une condition: une plus grande collégialité dans les décisions.

Gérard Deprez, Richard Miller, Vincent Dewolf, Sophie Wilmès… Autant de noms qui comptent au sein du MR et qui soutiennent – ou du moins ne sont pas hostiles à – Georges-Louis Bouchez. Après un début de Bureau de parti sous le signe de la tension et de la rancœur, la pression est par la suite redescendue entre les libéraux, les ‘fidèles’ jouant la carte de l’apaisement et les ‘frondeurs’ ayant vidé leur sac.

GLB, qui s’était dit ‘serein’ ce matin en arrivant Avenue de la Toison d’Or, n’aurait pas encore faire part de ses intentions exactes, mais il semble qu’il soit prêt à accepter plus de collégialité dans sa gestion présidentielle. En tous cas, ‘tout le monde a compris qu’il ne va pas démissionner’, explique une source à La Libre.

Consensus

Plutôt que d’aller au clash, les libéraux francophones semblent donc se diriger vers le consensus et une présidence sous tutelle qui permettrait à Georges-Louis Bouchez de conserver son poste et sa tête. ‘On en discute toujours’, précise toutefois un informateur de La Libre. Comprendre: les modalités de cette collégialité doivent encore être définies.

Car selon le site du Vif, cette option d’une ‘dernière chance’, selon l’expression d’un membre du parti, aurait bel et bien été celle qui l’a emporté ce lundi.

Les députés du MR se réuniront à 21 heures pour avaliser ou pas la décision prise ce matin par les cadres du parti. ‘Le bureau a souhaité faire de ce moment de difficulté un moment fondateur et une opportunité de reconstruire l’avenir’, précise le communiqué.

Reste à voir si les cicatrices laissées par l’épisode douleureux des nominations ministérielles ne se rouvriront pas au premier regain de tension.