Banque mondiale ramène ses prévisions de croissance mondiale pour 2026 à 2,5 pour cent


Principaux renseignements

  • La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance mondiale pour 2026, les ramenant à 2,5 pour cent.
  • Les tensions géopolitiques entraînent une hausse des prix des matières premières et de l’inflation.
  • Les marchés émergents sont confrontés à un grave ralentissement économique dû à l’instabilité du marché de l’énergie.

La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique mondiale pour 2026 à 2,5 pour cent, ce qui marque la baisse la plus importante depuis le début de la crise du COVID-19. L’ajustement fait suite à un taux de croissance de 2,9 pour cent en 2025 et représente une légère baisse par rapport aux projections établies en janvier. Les experts préviennent que si l’instabilité financière s’accentue et que l’approvisionnement énergétique est encore compromis, la croissance pourrait chuter à 1,3 pour cent.

Prévisions d’inflation

L’intensification des tensions au Moyen-Orient, notamment à la suite des actions militaires menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran, a déstabilisé les chaînes d’approvisionnement mondiales et entraîné une volatilité des coûts du gaz, du pétrole et des engrais.

Contrairement aux prévisions antérieures qui tablaient sur une baisse des prix des matières premières, les coûts ont bondi de 22 pour cent. En conséquence, la Banque mondiale a relevé ses prévisions d’inflation pour 2026 à 4 pour cent, contre 3,3 pour cent l’année précédente.

Volatilité des prix du pétrole

Le scénario économique principal prévoit un prix moyen du Brent à 94 dollars le baril, en supposant que les chocs énergétiques s’atténuent d’ici août. Cependant, un scénario secondaire prévoit que si les prix du pétrole grimpent à 115 dollars le baril en raison d’une instabilité prolongée, la croissance mondiale chuterait à 2,1 pour cent tandis que l’inflation atteindrait 4,4 pour cent.

Marchés émergents

Les marchés émergents sont confrontés à de graves conséquences, leur croissance prévue pour 2026 tombant à 3,6 pour cent, contre 4,4 pour cent en 2025. Les baisses les plus marquées ont été observées dans la région comprenant le Pakistan, l’Afghanistan, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, où les prévisions ont été revues à la baisse de 2,7 points de pourcentage.

Les pays producteurs d’énergie ont été particulièrement touchés. Par exemple, les prévisions de croissance des Émirats arabes unis pour 2026 ont été ramenées à 2,4 pour cent, contre une estimation antérieure de 5 pour cent.

Fragilité des marchés

Les responsables économiques de la Banque mondiale, notamment l’économiste en chef Indermit Gill et l’économiste en chef adjoint Ayhan Kose, ont souligné la fragilité actuelle du marché mondial par rapport aux crises précédentes de 2008 et 2018.

Ils ont noté que des décisions politiques erratiques, des taux d’intérêt élevés et une inflation tenace définiront probablement les années à venir, avertissant que la volatilité des marchés financiers pourrait rapidement détruire la confiance des investisseurs.

Prévisions de croissance régionale

Les prévisions régionales pour 2026 tablent sur une croissance de 2,2 pour cent pour les États-Unis et de 4,2 pour cent pour la Chine. La zone euro devrait connaître une maigre expansion de 0,8 pour cent, en baisse par rapport aux 1,4 pour cent de 2025, tandis que l’Inde continue de mener le peloton des grandes économies avec une hausse prévue de 6,6 pour cent.

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