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Une baisse mondiale de la demande qui ne donne pas beaucoup de répit au pétrole: bientôt une nouvelle diminution de la production de l’OPEP pour garantir les prix élevés?

Une baisse mondiale de la demande qui ne donne pas beaucoup de répit au pétrole: bientôt une nouvelle diminution de la production de l’OPEP pour garantir les prix élevés?
Getty Images

L’OPEP se réunit bientôt pour décider des quotas des prochains mois. Le marché s’attend à une diminution de la production, à cause des perspectives de baisse de la demande mondiale qui jouent actuellement sur les prix – pour ainsi garder les prix hauts. Le potentiel retour du pétrole iranien, parmi d’autres raisons, est aussi un élément qui pourrait justifier une diminution de la production. Ce lundi, les prix de l’or noir ont augmenté en conséquence.

Depuis plusieurs semaines, la perspective d’une baisse mondiale de la demande (et d’un ralentissement des activités) fait que le prix du pétrole baisse légèrement. Mais cette baisse pourrait n’avoir été que de courte durée.

Les cours sont repartis à la hausse ce lundi. Le Brent poursuit sa hausse au-dessus de la barre de 100 dollars le baril, pour s’approcher des 105 dollars (en augmentation de près de 4 dollars sur la journée). Le WTI augmente dans le même ordre de grandeur, pour s’établir près de 97 dollars.

Réduction de la production de l’OPEP?

L’OPEP ne voudrait pas voir les prix de l’or noir baisser. Voilà une idée qui court sur le marché de l’or noir et qui influe sur cette récente hausse. Le marché s’attend à ce que l’Organisation des produits exportateurs de pétrole, avec ses alliés (OPEP+), qui produit 40% de l’offre mondiale, convienne d’une baisse de la production, lors de sa réunion du 5 septembre.

A ces réunions mensuelles, les quotas de production sont décidés. Pour septembre, il avait par exemple été décidé de mettre fin aux hausses de production, initiées après les fortes baisses durant la pandémie (même si ces quotas mensuels n’avaient jamais vraiment été atteints).

Mais ce n’est pas le seul élément qui plaiderait pour une réduction de la production. Un accord dans le dossier du nucléaire iranien, avec un retour du pétrole de la République islamique sur le marché, jouerait en faveur d’une baisse des prix. Ce retour aurait alors aussi de quoi déplaire à l’OPEP. « Les prix du pétrole augmentent légèrement dans l’espoir d’une réduction de la production de l’OPEP et de ses alliés pour rétablir l’équilibre du marché en réponse à la relance de l’accord sur le nucléaire iranien », analyse Sugandha Sachdeva, vice-présidente de la société de recherches en matières premières, Religare Broking, citée par Reuters.

L’Arabie Saoudite, membre influent du groupe, a d’ailleurs déjà annoncé la couleur : la production pourrait bien être réduite, et ce pour différentes raisons, annonçait le Royaume la semaine dernière.

Troubles en Libye

Depuis des mois, la Libye est sujette à des troubles sociaux. Cela fait que la production dans ce pays est en baisse. Il n’atteint pas les quotas de l’OPEP. Mais ce week-end, les tensions ont monté d’un cran, faisant 32 morts dans la capitale. Le marché s’attend alors à une escalade du conflit, qui pourrait mener à un arrêt total de la production. Cela aurait en tout cas un impact sur les prix.

Les pays de l’OPEP n’ont d’ailleurs pas pour habitude de rattraper la part manquée d’un des membres en produisant plus, comme l’a montré l’exemple de la Russie plus tôt cette année.

La baisse du prix du pétrole de ces dernières semaines avait été un des éléments à ralentir très légèrement l’inflation. Un nouveau départ à la hausse donnerait un coup de pouce supplémentaire à l’inflation, déjà exacerbée par la récente explosion des prix du gaz et de l’électricité.

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