L’AIEA et l’Iran discutent de la reprise des inspections des sites nucléaires


Principaux renseignements

  • L’AIEA et l’Iran négocient la reprise des inspections des installations nucléaires iraniennes.
  • Les pays E3 (France, Grande-Bretagne et Allemagne) ont entamé un processus qui pourrait rétablir les sanctions contre l’Iran s’il ne se conforme pas aux demandes d’inspection de l’AIEA.
  • Un accord sur les inspections pourrait ouvrir la voie à des discussions diplomatiques plus larges entre l’Iran et la communauté internationale.

L’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sont engagés dans des discussions cruciales visant à relancer les inspections des installations nucléaires iraniennes. Ces discussions interviennent à l’approche de la date limite à laquelle l’Iran doit remplir ses obligations de vérification au titre du traité de non-prolifération nucléaire. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a exprimé l’espoir qu’un accord soit conclu dans les jours à venir, tout en soulignant l’urgence de la situation.

Depuis le mois de juin, lorsque les États-Unis et Israël ont pris pour cible les sites nucléaires iraniens, l’AIEA s’est vu refuser l’accès à ces installations. L’Iran a ensuite adopté une loi exigeant que son Conseil suprême de sécurité nationale approuve toute inspection, mettant ainsi un terme à la coopération antérieure avec l’agence. Malgré les négociations en cours, Grossi a souligné que la responsabilité de l’Iran d’autoriser les mesures de vérification restait inchangée.

La pression monte

Les trois principales puissances européennes – la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne (les E3) – ont lancé un processus de 30 jours visant à rétablir les sanctions précédemment levées dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015, ce qui accroît la pression. Cet accord s’est effondré après le retrait des États-Unis en 2018. Les E3 ont clairement indiqué qu’ils étaient prêts à réimposer ces sanctions « snapback » à moins que l’Iran n’autorise les inspections de l’AIEA, explique son stock d’uranium de qualité quasi militaire et reprenne les négociations avec les États-Unis.

Grossi espère que la conclusion d’un accord sur les mesures pratiques d’inspection ouvrira la voie à un engagement diplomatique plus large, susceptible de déboucher sur des résultats positifs dans les discussions entre l’Iran et les pays de l’E3.

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