À ce rythme, l’écart salarial hommes-femmes dans l’UE sera comblé dans… 84 ans

Op 8 maart kwamen vrouwen nog massaal op straat in Brussel om tegen genderongelijkheid te protesteren. - Daina Le Lardic / Isopix 24594818
Daina Le Lardic / Isopix 24594818

Si rien n’est fait, au rythme actuel, l’écart salarial hommes-femmes en Europe ne disparaîtra pas avant 2104, s’inquiète ce lundi la Confédération européenne des syndicats (CES), déplorant que l’action promise par la Commission européenne pour mettre fin à ce ‘scandale’ se fasse toujours attendre. La Belgique fait toutefois figure de bon élève, seulement devancée par la Roumanie et le Luxembourg au sein de l’Union européenne.

Selon les données d’Eurostat, l’office statistique européen, cet écart salarial a diminué de 1% au cours des huit dernières années. Au train où vont les choses, les femmes devront encore attendre 84 ans pour parvenir à l’égalité des salaires, en déduit la CES.

Dans 1.000 ans en France

Sans mesures contraignantes, les différences de rémunération entre les hommes et les femmes continueront même à croître dans neuf États membres, dont la Pologne et le Portugal.

En Allemagne et en Tchéquie, les femmes devront attendre jusqu’en 2121 pour l’égalité salariale.

Et, en France, l’écart se réduit tellement lentement (0,1% depuis 2010) qu’il faudra plus de 1.000 ans pour y parvenir, fustigent les syndicats.

Dans neuf autres pays, les femmes devront patienter jusqu’à la seconde moitié de ce siècle.

Dans 8 ans en Belgique

A contrario, la différence ne sera comblée que dans trois pays au cours de cette décennie. Le premier sera la Roumanie, l’an prochain. Mais les salaires des femmes et des hommes y sont ‘inadmissiblement bas’, nuance la CES. Suivront ensuite le Luxembourg en 2027 et la Belgique un an plus tard.

L’organisation syndicale s’inquiète dès lors du report par la Commission européenne de la publication de sa directive sur la transparence des rémunérations du 4 novembre (journée de l’égalité salariale) au 15 décembre, jetant également le doute sur l’ensemble de l’initiative en la catégorisant « à confirmer ». Elle a écrit à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, pour obtenir l’assurance que cette directive verra bien le jour malgré les pressions.

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