Le sommet sur la mer du Nord démarre aujourd’hui à Ostende : quel rôle joue la Belgique ?

Les dirigeants de plusieurs pays européens et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se réunissent aujourd’hui à Ostende pour discuter de la transformation de la mer du Nord en une immense centrale d’énergie renouvelable.

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Pourquoi est-ce important ?

L'énergie est l'un des piliers de la prospérité. Mais dans les années à venir, l'Europe souhaite que sa production devienne de plus en plus verte. Les pays sont confrontés à un énorme défi pour réaliser cette transition énergétique. L'énergie éolienne en mer doit maintenant jouer un rôle majeur pour atteindre les objectifs ambitieux en matière de climat.

L’actu : Aujourd’hui a lieu le deuxième Sommet de la mer du Nord où sera discuté le projet ambitieux de produire 300 gigawatts (GW) d’énergie éolienne d’ici à 2050, c’est l’équivalent de 300 réacteurs nucléaires, comme à Doel ou Tihange.

  • La réunion sera présidée par les dirigeants de neuf pays européens : les chefs d’État du Danemark, de l’Allemagne, de la France, de l’Irlande, du Luxembourg, de la Norvège et du Royaume-Uni seront présents, ainsi que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
  • Ils discuteront de la manière de produire suffisamment d’énergie en mer du Nord d’ici à 2050 pour alimenter en électricité « 300 millions de foyers européens ». Cela sera réalisé grâce à une expansion importante des parcs éoliens en mer et à leur connexion par des câbles.
  • Une réunion similaire a eu lieu l’année dernière, où les dirigeants de la Belgique, de l’Allemagne, du Danemark et des Pays-Bas se sont rencontrés à Esbjerg, au Danemark. Ils ont convenu de quadrupler leur capacité offshore d’ici à 2050, pour atteindre 150 GW.
  • Aujourd’hui, cinq autres pays se joignent à eux, ce qui double immédiatement l’objectif de la coalition.

Le rôle de la Belgique

On sait déjà que la Belgique construira d’ici à 2027 la première île énergétique au monde dans le cadre du projet, qui portera le nom de la « princesse Elisabeth ». Elle sera la première pierre d’un réseau beaucoup plus grand.

  • L’île devrait produire une puissance de 3,6 GW, soit plus que la capacité offshore totale actuelle. À l’heure actuelle, la Belgique produit une puissance de 2,2 GW en mer, soit 15% de la production d’électricité totale.
  • Les deux grands gagnants de ce projet sont les entreprises belges de dragage Jan De Nul et DEME. Elles se verront confier des travaux d’une valeur totale de près de 2 milliards d’euros pour construire l’île et son câblage.

Un bémol : il n’y a pas encore de modèle économique clair pour le projet, ce qui risque de faire peser la facture sur les ménages.

  • Même le projet initial de relier le réseau offshore danois au réseau belge (TritonLink), avant que la coalition ne soit formée, est jugé assez coûteux par le régulateur énergétique CREG.
  • Le coût pour la Belgique est estimé à 1,4 milliard d’euros. Selon la CREG, ce projet ne devrait pas être rentable. Ce qui pourrait donc se traduire par des factures d’énergie plus élevées.

(SR)

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