Principaux renseignements
- La France a revu à la hausse ses prévisions de récolte de vin, les portant à 36,7 millions d’hectolitres.
- Ce sont surtout les régions du sud qui ont contribué à cette révision à la hausse des prévisions, grâce à des précipitations inattendues.
- Des conditions météorologiques extrêmes ont lourdement affecté la production viticole en Champagne et en Bourgogne.
Bien que la récolte actuelle doive être l’une des plus maigres de l’histoire, le ministère français de l’Agriculture a revu à la hausse ses prévisions pour la récolte de cette année.
Production reste inférieure de 10 pour cent à la moyenne sur cinq ans
Les chiffres les plus récents indiquent une production totale de 36,7 millions d’hectolitres, soit une hausse significative par rapport aux 34,9 millions d’hectolitres prévus en octobre. Bien que cette estimation soit supérieure à la récolte historiquement faible de l’année dernière, la production reste tout de même inférieure d’environ 10 pour cent à la moyenne de la période 2021-2025.
Une reprise inattendue
Cette révision à la hausse s’explique principalement par des résultats meilleurs que prévu dans le sud-est, en Champagne et notamment dans les régions des Charentes et du Languedoc-Roussillon. À elles deux, ces dernières produisent près de la moitié du vin français.
En Languedoc-Roussillon, les précipitations de fin d’été ont atténué les effets de la sécheresse, ce qui devrait entraîner une hausse de 25 pour cent par rapport à l’année dernière – bien au-delà de la croissance de 2 pour cent initialement prévue. Par ailleurs, on prévoit pour Bordeaux une hausse de 10 pour cent par rapport à 2025, bien que la production reste inférieure de 11 pour cent à la moyenne sur cinq ans en raison de l’abandon de certains vignobles.
De graves revers dans d’importantes régions viticoles
D’autres régions ont en revanche été confrontées à de graves revers. En Champagne, on s’attend à une baisse spectaculaire de 38 pour cent par rapport au niveau de 2025, due à une combinaison de vagues de chaleur, de sécheresse, de grêle et de gel. Dans la Loire et en Bourgogne-Beaujolais également, la production devrait baisser, respectivement de 7 et 22 pour cent.
Climat et les défis structurels pèsent sur la production
Selon Agreste, le service statistique du ministère, la baisse globale de la production a été aggravée par une réduction stratégique du vignoble, combinée à des conditions météorologiques estivales extrêmes et à des pénuries d’eau qui ont principalement touché les régions du nord.
Deuxième producteur mondial de vin, derrière l’Italie, la France continue de faire face à ces défis climatiques et structurels. (lv)
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