Principaux renseignements
- Selon la Banque de France, l’économie française n’a progressé que de 0,1 pour cent au troisième trimestre.
- La hausse des frais généraux et la baisse du chiffre d’affaires pèsent sur la trésorerie des entreprises.
- La confiance des chefs d’entreprise s’est affaiblie, la volatilité des prix des carburants ayant entraîné une stagnation des nouveaux investissements.
Selon les dernières prévisions mensuelles de la Banque de France, l’économie française a enregistré une légère croissance de 0,1 pour cent au troisième trimestre. Cette évolution fait suite à une période de stagnation au trimestre précédent. La croissance dans le secteur des services avait alors largement compensé les baisses observées dans l’agriculture, la construction et l’industrie manufacturière.
Performance industrielle
Les données recueillies dans le cadre d’une enquête menée auprès de 8 500 chefs d’entreprise montrent que, si la production industrielle a continué de progresser en septembre, son rythme de croissance est resté en deçà des attentes des entreprises.
Selon la banque centrale, la demande d’équipements électriques est restée forte, en partie grâce à l’expansion des centres de données. L’industrie aérospatiale a également continué d’afficher de bons résultats.
Stagnation dans le secteur de la construction
Le secteur de la construction est resté pratiquement stable. Après les ralentissements observés précédemment en raison des vagues de chaleur estivales, les projets de construction ont repris.
La demande de nouvelles maisons individuelles est toutefois restée faible, ce qui a limité le niveau des carnets de commandes.
Hausse des coûts et pression sur la trésorerie
De nombreuses entreprises sont actuellement confrontées à la fois à une baisse de leur chiffre d’affaires et à une hausse de leurs frais généraux. En septembre, les coûts des métaux, du carburant et de l’énergie ont connu une hausse considérable ; les entreprises n’ont toutefois pu répercuter qu’une fraction de ces coûts supplémentaires sur leurs clients.
En conséquence, la trésorerie est mise sous pression tant dans le secteur industriel que dans celui des services. Les prestataires de services professionnels, en particulier, voient les paiements s’allonger, tandis que le secteur de l’hôtellerie et de la restauration est confronté à une baisse de la fréquentation.
Baisse de la confiance des chefs d’entreprise
La confiance des chefs d’entreprise a reculé en septembre, mettant fin à une tendance à l’amélioration observée depuis mars ; la volatilité des coûts des carburants a été citée comme la principale source de préoccupation.
Ce climat d’instabilité a conduit certaines entreprises à geler leurs nouveaux investissements et a incité les consommateurs à réduire leurs dépenses.
Perspectives pour octobre
Pour octobre, la Banque de France prévoit une reprise de l’activité industrielle. Toutefois, une pénurie de matières premières et les fermetures d’usines qui en découlent devraient entraîner une forte baisse de la production automobile.
Dans le même temps, le secteur de la construction devrait rester stable, tandis que la croissance dans le secteur des services devrait ralentir.
Publication des chiffres du PIB
L’INSEE, l’institut national de la statistique et des études économiques, publiera le 30 octobre les chiffres officiels préliminaires du PIB pour le troisième trimestre. (lv)
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