Principaux renseignements
- Les cours du pétrole ont baissé alors que, selon Trump, la Russie et l’Ukraine s’apprêtaient à conclure un cessez-le-feu dans le domaine des infrastructures énergétiques.
- L’instabilité au Moyen-Orient entraîne une prime de risque considérable pour le pétrole brut.
- Goldman Sachs a revu à la baisse ses prévisions de prix à long terme malgré la volatilité géopolitique actuelle.
Les cours du pétrole brut ont reculé, les marchés réagissant à l’annonce d’une éventuelle trêve énergétique entre la Russie et l’Ukraine. Ce revirement optimiste fait suite aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a indiqué que les deux pays s’étaient engagés à mettre fin aux frappes contre les infrastructures énergétiques.
Cette évolution coïncide avec un accord prévoyant une augmentation des exportations de diesel de Moscou vers les États-Unis et les marchés internationaux. Plus précisément, une livraison immédiate de plus de 300 000 tonnes métriques est attendue, suivie de 500 000 tonnes en novembre et d’un million de tonnes supplémentaires peu après.
Scepticisme face au cessez-le-feu
À 10 h 25, le Brent s’échangeait à 104,34 dollars le baril, tandis que le WTI s’établissait à 91,33 dollars le baril.
Toutefois, un certain scepticisme persiste quant à la stabilité du cessez-le-feu. Alors que le président Trump a annoncé l’accord, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait remarquer que certains détails restaient à préciser, et la Russie n’a donné aucune réponse officielle. Les analystes ont suggéré que tant que la pérennité de la trêve ne sera pas confirmée, la baisse des prix pourrait être limitée.
Volatilité au Moyen-Orient
Par ailleurs, l’instabilité au Moyen-Orient continue d’empêcher une baisse plus marquée des prix, maintenant le Brent au-dessus du seuil des 100 dollars. Les récentes attaques des Houthis contre l’aéroport de Riyad ont fait de nombreuses victimes, ce qui a incité le président Trump à suggérer que les États-Unis pourraient participer à des frappes contre ce groupe.
De plus, les attaques de drones et de projectiles contre des pétroliers près d’Oman et du détroit d’Ormuz ont fait craindre une perturbation des exportations.
Prévisions de Goldman Sachs
Les analystes financiers de Goldman Sachs ont revu leurs perspectives à la hausse, portant leurs prévisions de décembre pour le Brent à 90 dollars le baril. Bien qu’ils estiment que le marché finira par s’adapter aux changements d’offre au Moyen-Orient, ils tablent sur une prime de risque d’environ 20 dollars le baril en raison du risque d’une nouvelle escalade. Pour le WTI, ils prévoient des prix moyens de 81 dollars d’ici décembre 2026 et de 73 dollars en 2027.
Offre mondiale
Par ailleurs, Fatih Birol, directeur de l’AIE, a exhorté les pays à donner la priorité à la mise sur le marché de stocks de diesel afin de stabiliser l’approvisionnement mondial. De plus, de grandes entreprises telles que BP, Chevron et Shell s’efforcent de reprendre leurs activités dans le golfe du Mexique après le passage de l’ouragan Isaias.
(at)
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