Principaux renseignements
- Selon Kaja Kallas, des sanctions conjointes des États-Unis et de l’UE pourraient accélérer la fin du conflit en Ukraine.
- Kallas affirme que la lutte contre la « flotte fantôme » russe pourrait affaiblir davantage le financement militaire du Kremlin.
- De nouvelles missions de l’UE visent à stabiliser tant le Liban que la mer Rouge.
Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l’UE, a récemment plaidé en faveur d’une plus grande synergie entre les États-Unis et l’Union européenne en matière de sanctions économiques contre la Russie.
Lors d’une réunion du Conseil des affaires étrangères à Luxembourg, elle a déclaré qu’une action conjointe des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Union européenne renforcerait la pression sur la Russie et accélérerait la fin du conflit en Ukraine. Kallas a notamment souligné l’impact potentiel du projet de loi de Graham et a laissé entendre que sa mise en œuvre par les États-Unis renforcerait la stratégie actuelle.
Flotte fantôme
Selon Kallas, les sanctions existantes ont déjà coûté à la Russie environ 1 000 milliards d’euros. Elle a souligné que les initiatives visant la « flotte fantôme » limitent encore davantage la capacité du Kremlin à financer ses opérations militaires.
Évaluation des propositions de paix
Concernant la proposition du président Donald Trump visant un cessez-le-feu axé sur l’énergie, Kallas a déclaré que, bien que l’UE évalue positivement cette idée, il n’est pas encore certain que la Russie respecte l’accord. Elle a affirmé qu’un tel cessez-le-feu devait déboucher sur un arrêt plus large des violences contre les civils.
Elle a par ailleurs exprimé ses inquiétudes quant au caractère asymétrique de l’accord, soulignant que, la Russie disposant de bien plus de raffineries que l’Ukraine, l’accord ne devait pas être conçu de manière à profiter à Moscou. En ce qui concerne les dirigeants ukrainiens, Kallas a indiqué que le président Volodymyr Zelensky était disposé à organiser des élections dès qu’un cessez-le-feu serait effectivement en vigueur.
Défis en matière de sécurité au Moyen-Orient
Se tournant vers le Moyen-Orient, Kallas a dénoncé la recrudescence des frappes houthistes visant les aéroports. Elle a indiqué que les responsables de l’UE évaluaient des mesures supplémentaires pour stabiliser la région de la mer Rouge.
Cette déclaration fait suite à un entretien avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, concernant l’éventuelle extension de l’opération Aspides. Par ailleurs, Kallas a dévoilé des projets visant à mettre en place une mission conjointe militaire et civile de l’UE au Liban, dont elle espère qu’elle sera opérationnelle d’ici quelques mois si elle est approuvée. (lv)
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