Principaux renseignements
- Le directeur de l’AIE, Fatih Birol, exhorte les pays membres à accélérer la mise sur le marché de leurs réserves de diesel.
- La volatilité du marché mondial exige une coopération multilatérale urgente afin de garantir la sécurité énergétique.
- Les pays du G7 se sont engagés à fournir 100 millions de barils afin de contrer d’éventuelles restrictions à l’exportation et hausses de prix.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) appelle ses pays membres à accélérer la distribution des réserves de diesel promises et à envisager de fournir des approvisionnements supplémentaires pour contrer le resserrement des marchés mondiaux.
Dans une déclaration préalable à la réunion du conseil d’administration du 15 octobre, le directeur Fatih Birol a appelé les gouvernements qui n’ont pas encore honoré leurs engagements pris en mars à accélérer la mise à disposition de ces réserves. L’accent doit être mis sur le diesel.
Appel à la coopération multilatérale
Birol a en outre suggéré que tous les États membres, qu’ils aient ou non déjà respecté leurs quotas initiaux, évaluent la nécessité de nouveaux apports de diesel et déterminent le volume et le calendrier appropriés.
Il a affirmé que la volatilité actuelle des marchés exigeait une attention urgente et qu’une coopération multilatérale soutenue constituait le moyen le plus efficace d’y faire face. Selon Birol, de tels efforts conjoints sont essentiels pour garantir la stabilité économique et la sécurité énergétique, d’autant plus que des attaques ont récemment été perpétrées contre des infrastructures énergétiques et des cibles civiles en Arabie saoudite.
Accord du G7
Cette urgence découle d’un accord conclu entre les pays du G7 visant à mettre sur le marché jusqu’à 100 millions de barils de pétrole brut et de diesel, après que le gouvernement Trump eut averti l’Europe de possibles restrictions à l’exportation de diesel si les hausses de prix n’étaient pas maîtrisées.
Le G7 a considéré cette mise à disposition comme une mesure d’urgence importante. Les États membres de l’UE ont pour la plupart estimé que cet accord ne faisait que formaliser les engagements déjà pris en mars.
Précédente libération de réserves
L’AIE, composée de 32 pays dont les États-Unis et plusieurs États européens, avait déjà organisé en mars la plus grande libération de réserves jamais réalisée. Cette initiative comprenait la libération de 400 millions de barils de pétrole en guise de réponse stratégique au conflit avec l’Iran. (lv)
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