Vooruit rompt ses liens avec Jinnih Beels, qui refuse de démissionner du conseil provincial


Principaux renseignements

  • Le parti Vooruit a rompu ses liens avec Jinnih Beels en raison de ce qu’il qualifie d’« infidélité et de manque de coopération ».
  • Beels refuse de démissionner de son siège provincial malgré les demandes du parti.
  • Des modifications législatives pourraient être nécessaires pour forcer sa destitution et préserver la majorité gouvernementale.

Vooruit a officiellement rompu ses liens avec Jinnih Beels, invoquant un comportement récurrent de déloyauté et un refus de se conformer à la coopération au sein du parti.

Direction du parti

À la suite d’un examen interne mené par la commission administrative du parti, la direction a conclu que Beels n’était pas disposée à modifier son comportement ni à travailler en collaboration. En conséquence, le parti lui a demandé de renoncer à son mandat de députée de la province d’Anvers.

Le chef du parti, Conner Rousseau, a souligné que les principes idéologiques primaient sur l’exercice d’une fonction politique, précisant que si Beels était libre d’agir de manière indépendante, elle ne pouvait le faire tant qu’elle occupait un siège réservé à Vooruit.

Crise de gouvernance potentielle dans la province d’Anvers

Ce différend a engendré une crise potentielle de gouvernance dans la province d’Anvers. Si Beels choisit de rester au conseil provincial en tant qu’indépendante, l’administration actuelle perdrait sa majorité, ce qui entraînerait une instabilité politique.

Pour éviter cela, Vooruit présente d’urgence un décret au Parlement flamand visant à autoriser les motions de censure au sein du conseil provincial, ce qui fournirait un mécanisme juridique permettant de la remplacer. Rousseau a précisé que, bien que le parti privilégie une résolution à l’amiable, il est prêt à intervenir si Beels refuse d’agir de manière équitable.

Beels défend ses actions

Beels a toutefois catégoriquement rejeté la demande de démission. S’exprimant dans l’émission « Terzake » de VRT NWS, elle a affirmé avoir pris connaissance de cette décision par les médias après un bref appel téléphonique de Rousseau. Elle soutient que les accusations de déloyauté sont sans fondement et qu’elle est prise pour cible simplement parce qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche.

Beels a reconnu avoir écrit un livre critiquant la politique des partis, publié des tribunes libres pour une plateforme de droite et participé à un podcast avec Tom Van Grieken du Vlaams Belang. Elle a justifié ces actions en les présentant comme faisant partie de son rôle de responsable politique qui dialogue avec tous les courants politiques, affirmant que ses écrits externes avaient été publiés en son nom propre et non en tant que représentante du parti.

Critique

Par ailleurs, Beels a rejeté les allégations selon lesquelles elle aurait négligé ses obligations au sein du parti, affirmant qu’elle avait donné la priorité au travail de terrain auprès des agriculteurs plutôt qu’à la participation aux réunions internes. Elle s’est dite perplexe face à la sévérité de la réaction du parti, soulignant qu’elle n’avait commis aucune infraction juridique ou éthique. Beels a critiqué l’adoption d’un nouveau décret visant à la destituer, le qualifiant d’exemple « hallucinant » d’utilisation de la législation gouvernementale pour régler des comptes politiques personnels.

Elle affirme qu’elle continuera à respecter l’accord de gouvernance existant et insiste sur le fait que la province reste gouvernable. Bien qu’elle refuse de démissionner sur la base des allégations actuelles, elle n’exclut pas de futures transitions politiques. (fc)

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