Principaux renseignements
- Bart De Wever arrive en tête des préférences pour le poste de Premier ministre à l’échelle nationale.
- Les préférences régionales sont nettement divisées entre De Wever en Flandre et Paul Magnette en Wallonie.
- Sophie Wilmès reste la seule dirigeante capable de battre De Wever lors d’un second tour en tête-à-tête.
Une étude récente menée par l’institut de sondage Dedicated pour la chaîne LN24 a exploré un scénario hypothétique : que se passerait-il si les citoyens belges pouvaient élire directement leur Premier ministre ? Contrairement au modèle français, la Belgique fonctionne selon un système de « partocratie », où le chef du gouvernement est désigné à l’issue de négociations entre les partis après les élections législatives, plutôt que par un mandat populaire direct.
De Wever en Flandre et à Bruxelles
Les résultats, présentés dans l’émission « Le grand choix des Belges », indiquent que Bart De Wever, de la N-VA, serait le choix le plus populaire à l’échelle nationale. En Flandre, De Wever s’est assuré une avance confortable avec 30 pour cent des voix, suivi de Tom Van Grieken, du Vlaams Belang, à 17 pour cent, et de Conner Rousseau, du Vooruit, à 9 pour cent.
À Bruxelles, De Wever conserve également une légère avance avec 16 pour cent, talonné de près par Raoul Hedebouw, du PTB-PVDA, à 14 pour cent, et Paul Magnette, du PS, à 13 pour cent.
Magnette en Wallonie
Cependant, les préférences ont considérablement évolué en Wallonie, où Paul Magnette s’est imposé en tête avec 16 pour cent. Il était suivi par Raoul Hedebouw à 13 pour cent et Yvan Verrougstraete, des Engagés, tandis que De Wever est tombé à la quatrième place dans cette région.
Malgré ce clivage régional, le classement national global plaçait De Wever en tête, suivi de Van Grieken et Hedebouw.
Un deuxième tour surprenant
L’étude a également simulé divers scénarios de second tour. Dans les duels, De Wever a devancé plusieurs personnalités de premier plan, notamment Paul Magnette, Raoul Hedebouw et Georges-Louis Bouchez.
La seule exception a été l’ancienne Première ministre Sophie Wilmès, qui a réussi à obtenir un soutien national plus important que De Wever lors d’un second tour simulé. De son côté, Georges-Louis Bouchez a peiné dans le classement, se classant neuvième en Flandre et cinquième tant en Wallonie qu’à Bruxelles.
Perspectives sur les élections étrangères
Il est intéressant de noter que le sondage a également évalué l’opinion des Belges sur la prochaine élection présidentielle française. Dans cet exercice hypothétique, Marine Le Pen était la candidate la plus plébiscitée, suivie de François Hollande et de Jordan Bardella.
Ces résultats étant basés sur un processus électoral fictif, ils ne reflètent pas les intentions de vote réelles ni la réalité du système politique belge actuel, selon les chercheurs. (fc)
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