Principaux renseignements
- Le « Beast Mode » porte la charge utile des avions de combat F-35 à 10 000 kilogrammes, mais rend la furtivité impossible.
- Les Pays s’appuient sur cette configuration lourde pour mener des opérations de frappe essentielles.
- Les pilotes utilisent principalement les charges externes dans des environnements à faible menace, après avoir établi leur supériorité aérienne.
Le F-35 Lightning II est un chasseur polyvalent de cinquième génération capable de basculer entre deux modes opérationnels principaux. Dans sa configuration furtive standard, l’appareil stocke 2 585 kilogrammes de munitions dans ses soutes internes, ce qui le rend pratiquement invisible aux radars.
Cependant, il peut également passer en « mode bête » (beast mode), comme l’appelle Lockheed Martin, une configuration qui porte sa capacité de charge utile à 10 000 kilogrammes grâce à l’utilisation de points d’emport externes. Si cela augmente considérablement la puissance de feu, les armes saillantes créent des réflexions radar qui annulent les avantages de furtivité de l’appareil.
Entraînement spécial
L’entraînement est un facteur déterminant pour l’utilisation de cette configuration lourde. Le lieutenant-colonel Peter Cossette, du 63e escadron de chasse, souligne que l’ajout de six gros missiles ou bombes à guidage laser modifie fondamentalement le comportement en vol de l’appareil.
En s’entraînant avec ces charges, les élèves-pilotes acquièrent une expérience essentielle dans la maîtrise d’un avion dont le comportement en vol est très différent de celui d’un appareil à vide.
Une nécessité stratégique pour de nombreux pays
Au-delà de l’entraînement, le « mode bête » est une nécessité stratégique pour plusieurs nations alliées. Alors que les États-Unis peuvent s’appuyer sur des plateformes spécialisées comme le B-1 ou l’A-10 pour les missions de transport de charges lourdes et d’appui aérien rapproché, des pays tels qu’Israël, la Belgique, le Danemark et la Norvège comptent exclusivement sur le F-35 pour leurs opérations de frappe.
Pour ces nations, sacrifier la furtivité est souvent le seul moyen de larguer le volume de munitions nécessaire sur une cible. Cela a été démontré en 2025 lorsque des F-35I israéliens ont utilisé cette configuration à haute capacité au cours d’un combat.
Dans quelles circonstances les pays utilisent-ils le « Beast Mode » ?
L’application tactique de ce mode est généralement réservée à des environnements spécifiques. Selon le commandant d’escadre Mathew Harper de la Royal Australian Air Force, les charges utiles externes sont particulièrement efficaces dans les zones à faible menace où la rapidité de frappe prime sur la nécessité de la dissimulation.
Une fois qu’une force aérienne a établi sa supériorité aérienne ou neutralisé les défenses ennemies, le F-35 peut passer du statut d’infiltrateur furtif à celui de bombardier lourd.
La polyvalence du F-35
La conception de l’appareil trouve son origine dans le programme Joint Strike Fighter, qui visait à créer une plateforme plus adaptable que le F-22. Conçu à la fois pour un usage national et pour l’exportation internationale, le F-35 a été construit pour remplir toutes sortes de missions, allant de la guerre électronique et de la collecte de renseignements à la supériorité aérienne. Depuis son premier vol en 2006 et son entrée officielle en service au sein de l’US Air Force en 2016, il s’est imposé comme un leader en matière de fusion de capteurs.
Grâce au radar AN/APG-81 et à une avionique sophistiquée, il offre aux pilotes une vue d’ensemble complète du champ de bataille et une communication fluide avec les moyens terrestres et aériens. Selon l’opérateur, il est disponible en trois versions : le F-35A standard, le F-35B à décollage court et atterrissage vertical, et le F-35C embarqué. (fc)
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