Principaux renseignements
- En 2026, des dizaines de communes belges ont augmenté la taxe foncière.
- Les disparités régionales entraînent d’énormes écarts de coûts entre des communes voisines.
- Les collectivités locales privilégient désormais les recettes stables issues de la taxe foncière plutôt que les recettes imprévisibles issues de l’impôt sur le revenu.
En 2026, les propriétaires immobiliers de différentes régions de Belgique ont dû faire face à une augmentation de la taxe foncière. Au total, 56 communes de Flandre et 9 de la Région de Bruxelles-Capitale ont choisi d’augmenter leurs surtaxes locales.
Ces ajustements entraînent d’importantes disparités dans les coûts pour les habitants, certains devant payer plusieurs centaines d’euros de plus que leurs voisins des communes limitrophes.
Disparités régionales en matière de coûts
Il existe une grande différence entre les communes les plus chères et les moins chères. Zaventem, où se trouve l’aéroport de Bruxelles, affiche le taux le plus bas de Flandre, avec 472 centimes additionnels communaux. Alveringem, en Flandre occidentale, affiche en revanche le taux le plus élevé, avec 1 417 centimes additionnels communaux.
Pour illustrer l’impact financier : un bien immobilier pour lequel environ 680 euros de précompte immobilier sont dus à Zaventem coûterait environ 1 555 euros à Alveringem.
Tendances électorales
Cette flambée des hausses d’impôts est particulièrement inhabituelle. Les données indiquent qu’entre 2021 et 2025, seules quelques communes flamandes ont augmenté leurs taux chaque année.
Le pic observé en 2026 s’inscrit dans une tendance historique selon laquelle les hausses d’impôts atteignent souvent leur apogée au cours de la deuxième année suivant les élections locales, comme en 2014 et 2020, lorsque les villes finalisent leurs stratégies budgétaires à long terme.
Glissement fiscal
Les experts financiers estiment que cela reflète un « glissement fiscal ». Le vieillissement de la population, l’essor de l’IA et les réformes fiscales nationales rendant les recettes issues de l’impôt sur le revenu moins prévisibles, les collectivités locales s’appuient davantage sur les recettes stables issues de la taxe foncière. Certaines régions vont même jusqu’à réévaluer les valeurs cadastrales afin de renforcer encore davantage leurs budgets.
Bruxelles
Bien que Bruxelles applique généralement des surtaxes nettement plus élevées – 3 599 en moyenne, avec un pic à 4 191 à Schaerbeek – , la charge fiscale effective pour les propriétaires y reste légèrement inférieure à celle de la Flandre, en raison des différences dans le mode de calcul des impôts.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

