Principaux renseignements
- L’Ukraine vise à achever son système de défense antibalistique FREYJA d’ici 2026.
- Le Canada rejoint une coalition de dix pays pour accélérer le développement du projet.
- Les technologies modernes permettent de condenser des décennies de recherche sur les armes traditionnelles en un cycle de déploiement rapide.
Le président Volodymyr Zelensky a annoncé le 10 septembre que l’Ukraine comptait achever son premier système de défense antibalistique national, baptisé FREYJA, d’ici la fin de l’année 2026. L
Visite au Canada
ors d’une visite au Canada, le président a confirmé qu’Ottawa participerait au projet à la suite de négociations fructueuses avec le Premier ministre canadien.
Zelensky a souligné que, bien que les cycles de développement traditionnels pour des armements aussi complexes s’étendent généralement sur deux à trois décennies, l’Ukraine ne peut se permettre un tel délai compte tenu de l’urgence du conflit en cours.
Développement rapide
En s’appuyant sur les avancées technologiques européennes et ukrainiennes, le président estime que le processus de production peut être considérablement raccourci. Il a fait valoir que les longues périodes de développement du passé sont désormais obsolètes, affirmant que les capacités actuelles permettent un déploiement beaucoup plus rapide de ce bouclier de défense.
Une planification stratégique plus approfondie et un calendrier de mise en œuvre plus précis devraient être finalisés lors des prochaines discussions à New York.
Une coalition mondiale
L’initiative FREYJA bénéficie actuellement du soutien d’une coalition de dix nations, dont le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Suède, la Norvège, les Pays-Bas, le Danemark et l’Ukraine, le Canada venant désormais rejoindre le groupe.
Cet effort collaboratif est piloté par Fire Point et implique un consortium d’entreprises européennes de premier plan dans le domaine de la défense, telles que Leonardo, Thales, Saab, Kongsberg et Hensoldt, entre autres.
Lutter contre les missiles balistiques
L’objectif principal du programme est de mettre en place une capacité de défense localisée pour contrer les missiles balistiques russes, qui constituent actuellement l’un des défis les plus importants pour la sécurité de l’espace aérien ukrainien.
Dans le même ordre d’idées, Fire Point a déjà fait passer son missile FP-7 à la phase finale d’essais militaires, ce qui laisse penser que cette arme spécifique pourrait être déployée dans un avenir très proche. (fc)
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