Principaux renseignements
- La demande chinoise en pétrole diminuera pour la troisième année consécutive d’ici 2026.
- L’adoption des véhicules électriques entraîne une forte baisse de la consommation d’essence et de diesel.
- Sinopec mène des initiatives de grande envergure en matière de capture du carbone afin d’accélérer la transition énergétique mondiale.
Une analyse de l’Institut de recherche en économie et développement de Sinopec indique que les besoins en pétrole de la Chine continueront de diminuer pour la troisième année consécutive.
Demande quotidienne
D’ici 2026, la demande quotidienne devrait baisser de 600 000 barils, soit une baisse de 8,9 pour cent par rapport à 2025. Cette tendance à la baisse est attribuée à l’adoption rapide des véhicules électriques et à l’effet dissuasif de la hausse des coûts du pétrole.
Malgré les tensions géopolitiques et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz, cette baisse soutenue de la consommation du premier importateur mondial de pétrole a contribué à stabiliser les cours internationaux du brut.
Tendances de la demande
Certaines catégories de carburants affichent des trajectoires variées ; le diesel et l’essence devraient connaître des baisses significatives de 11,4 pour cent et 8,7 pour cent, tombant respectivement à 164 millions et 149 millions de tonnes métriques.
À l’inverse, le kérosène fait figure d’exception, avec une croissance prévue de 1,3 pour cent, pour atteindre 41,55 millions de tonnes. Alors que les capacités globales de raffinage devraient passer à 952 millions de tonnes par an d’ici 2026, le traitement effectif du brut a récemment chuté à 697 millions de tonnes entre le troisième et le deuxième trimestre.
Investissements dans les technologies de capture du carbone
Pour s’orienter vers le développement durable, Sinopec investit massivement dans le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CCUS). L’entreprise a déjà mis en place le premier site de démonstration CCUS intégré de Chine, d’une capacité annuelle d’un million de tonnes métriques, et construit un pipeline de CO₂ en phase dense de 100 kilomètres.
De plus, Sinopec collabore avec des géants de l’industrie tels que BASF, Shell et China Baowu pour développer un immense pôle CCUS en libre accès d’une capacité de 10 millions de tonnes métriques. Par ailleurs, un projet spécialisé est en cours de préparation sur le champ pétrolifère de Shengli afin de traiter des sources de carbone à plus faible concentration.
Collaborations mondiales pour une énergie à faible émission de carbone
Sur la scène internationale, Sinopec favorise les partenariats mondiaux afin d’accélérer la transition vers une énergie à faible émission de carbone. Lors d’une conférence organisée en septembre à Astana, l’entreprise s’est associée au ministère kazakh de l’Énergie, à l’université Nazarbayev et à l’Organisation internationale de coopération en matière d’innovation technologique CCUS (ICTO) pour lancer une nouvelle initiative collaborative.
Ce partenariat vise à normaliser les technologies CCUS et à faciliter l’échange de connaissances professionnelles. L’événement a rassemblé plus de 230 délégués de divers pays, notamment des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni, afin d’analyser les cadres politiques et les modèles économiques relatifs à la minéralisation du carbone et au stockage géologique.
Vision stratégique pour l’action climatique
Tian Hongbin, vice-président du groupe Sinopec, a souligné que le CCUS est un outil essentiel en cette période charnière de l’action climatique mondiale.
Depuis la création de l’ICTO en juillet 2025 qui compte actuellement 60 membres fondateurs issus de plus de 20 régions, Sinopec s’est engagée à combler le fossé entre la recherche théorique internationale et l’ingénierie pratique afin de faire progresser les applications de capture du carbone à l’échelle mondiale.
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