Principaux renseignements
- L’Ukraine va acquérir 1 000 missiles Patriot grâce à un prêt financé par l’UE.
- Le ministre de la Défense, Yevhenii Khmara, exhorte les pays occidentaux à débloquer immédiatement leurs stocks de missiles.
- Un déficit de financement d’environ 23,2 milliards d’euros menace l’acquisition de drones essentiels jusqu’en 2027.
Pour pallier un déficit critique en matière de protection aérienne, l’Ukraine organise l’acquisition d’environ 1 000 missiles destinés au réseau de défense Patriot de conception américaine.
Prêt de l’UE
Selon le ministre de la Défense Yevhenii Khmara, cet achat est facilité par des partenaires internationaux et financé par un prêt de l’Union européenne.
Cet accord financier fait suite à une autorisation de la Commission européenne permettant l’utilisation d’une enveloppe de soutien de 90 milliards d’euros pour l’achat d’intercepteurs de fabrication américaine, notamment lorsque les fournisseurs de l’UE ne sont pas en mesure de répondre aux besoins.
Besoins urgents
Lors d’une réunion avec le Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine, Khmara a souligné que, comme la plupart de ces missiles n’arriveront pas avant plusieurs années, il existe un besoin urgent d’une aide immédiate. Il a proposé que les pays occidentaux libèrent dès maintenant leurs stocks existants de missiles, suggérant que Kiev pourrait les dédommager par le biais de futures mises à niveau contractuelles des capacités en matière de missiles.
Au-delà du système Patriot, le ministre a souligné la nécessité de disposer d’unités de défense portables et de missiles air-air pour lutter contre les drones Shahed à propulsion à réaction, précisant que l’Ukraine teste actuellement ses propres technologies d’interception abordables.
Le déficit de financement
Le fardeau financier du conflit reste une préoccupation majeure, Khmara faisant état d’un déficit de financement de 27 milliards de dollars (23,2 milliards d’euros). Ce déficit menace plus particulièrement la poursuite des achats de drones jusqu’au début de l’année 2027. Dans le cadre de son exposé stratégique, le ministre a présenté un plan opérationnel en cours et identifié les menaces les plus graves émanant de Moscou.
Stagnation sur le champ
Si Khmara a affirmé que les forces russes n’avaient pas réussi à réaliser de percées stratégiques significatives le long du front de 1 200 kilomètres, il a fait valoir que le Kremlin compensait ses pertes sur le champ de bataille par des campagnes de terreur systématiques contre les civils.
Ce constat a été souligné par une nouvelle vague de frappes de missiles et de drones sur Kiev et d’autres régions, après une accalmie temporaire, qui a fait plusieurs victimes. Face à ces défis, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a exhorté les pays alliés à intensifier leur soutien, affirmant qu’une aide accrue était essentielle pour que l’Ukraine puisse tirer parti des opportunités actuelles et sécuriser son espace aérien. (fc)
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