Les nouveaux avions de combat chinois constituent une menace pour l’armée de l’air américaine


Principaux renseignements

  • La Chine tire parti de son immense capacité industrielle pour remettre en cause la suprématie américaine en matière de technologie furtive.
  • Les avions chinois ne transportent pas d’armes à bord destinées aux combats traditionnels à courte distance.
  • Des armements spécialisés ciblent les moyens de soutien américains essentiels et les groupes aéronavals.

La Chine renforce de manière agressive ses capacités aériennes grâce à la production des chasseurs furtifs J-20 et J-35, remettant ainsi en cause la domination des F-22 et F-35 américains. Si les États-Unis disposent d’une technologie sophistiquée, ils sont confrontés à un nombre limité d’appareils et à une faible préparation au combat. À l’inverse, la Chine tire parti de son immense capacité industrielle pour produire en plus grand nombre des avions de cinquième génération de haute qualité.

Pas d’armement à bord

Une caractéristique déterminante de la conception des avions chinois est l’absence totale de canons internes. Il s’agit là d’un pari stratégique : Pékin estime que ses pilotes peuvent neutraliser des cibles américaines à des distances extrêmes à l’aide d’armements de pointe, ce qui rend les canons embarqués inutiles et en fait un poids mort.

Cependant, cela prive les pilotes chinois d’une option secondaire s’ils sont contraints d’engager un combat rapproché.

Missiles à longue portée

La pierre angulaire de cette stratégie est le missile à longue portée PL-15, qui utilise un guidage radar actif pour surpasser la plupart des missiles tactiques occidentaux actuels, y compris les anciennes versions de l’AIM-120 AMRAAM. L’efficacité du PL-15 a été particulièrement mise en évidence lors de conflits impliquant l’armée de l’air pakistanaise, ce qui a poussé les ingénieurs militaires indiens à passer des années à tenter de procéder à une ingénierie inverse de cette arme en raison de sa létalité.

Pour combler cette lacune, les États-Unis accélèrent le développement de l’AIM-120D et de l’AIM-260 JATM, un missile classé secret.

La Chine se concentre sur d’autres objectifs

Au-delà du combat air-air classique, le J-20 est conçu pour des missions spécialisées visant des cibles de grande valeur. En utilisant des intercepteurs à très longue portée tels que les PL-17 et PL-21, capables de frapper à 300 kilomètres, la Chine vise à détruire les avions radar AWACS américains et les avions ravitailleurs.

L’élimination de ces systèmes de soutien paralyserait gravement le rayon d’action opérationnel de l’armée américaine au sein des zones de déni d’accès et de déni de zone (A2/AD) chinoises.

En termes de polyvalence, le J-35 fait office de plate-forme multirôle. Il peut larguer des bombes de petit diamètre TL-20, capables de rivaliser avec le StormBreaker américain, ou utiliser des missiles LD-8A pour neutraliser les radars terrestres. Plus inquiétant encore, le J-35 peut être équipé du missile de croisière antinavire supersonique YJ-15, spécialement conçu pour pénétrer les systèmes de défense Aegis protégeant les porte-avions américains.

Un rapport de forces en mutation

Si le F-35 reste le leader des frappes air-sol — capable de larguer des bombes JDAM guidées par GPS et des armes nucléaires tactiques — et si le F-22 conserve sa supériorité en combat aérien rapproché grâce à son canon Vulcan intégré, le paysage stratégique a changé. La combinaison de la supériorité de la Chine en matière de missiles à longue portée et de sa capacité à produire en masse et rapidement des avions furtifs signifie qu’une confrontation aujourd’hui serait nettement plus dangereuse pour les États-Unis qu’elle ne l’était il y a dix ans. (fc)

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