Le gouvernement Jetten adopte son budget après des tensions au sein de la coalition


Principaux renseignements

  • Aux Pays-Bas, le gouvernement minoritaire du Premier ministre Rob Jetten a réussi de justesse à éviter la chute en parvenant à boucler son premier budget annuel.
  • Le ministre des Finances, Eelco Heinen, a cherché à rallier un large éventail politique pour compenser l’absence de majorité au sein du gouvernement. Le gouvernement doit en effet chercher à obtenir le soutien de l’opposition.
  • Les partis d’opposition restent sceptiques quant aux coupes proposées dans les dépenses de santé et de sécurité sociale.

Le gouvernement minoritaire dirigé par le Premier ministre Rob Jetten a évité de justesse un effondrement politique après avoir conclu in extremis un accord sur son premier budget annuel.

Soutien de la gauche ou de la droite

Pendant deux semaines, la coalition a été en proie à des dissensions internes quant aux factions de l’opposition — de gauche ou de droite — qu’il fallait courtiser pour obtenir leur soutien. Malgré ces tensions, le gouvernement a réussi à déposer son projet de budget juste avant la date limite du mois d’août.

Le Premier ministre Jetten a reconnu la difficulté des négociations sur les réseaux sociaux, admettant que le processus avait donné lieu à des débats houleux et à des calculs complexes. Il a toutefois affirmé que la coalition n’avait à aucun moment risqué de se dissoudre. Alors que la présentation officielle est prévue pour le 15 septembre, Jetten affirme que ce plan apportera des solutions attendues depuis longtemps à des problèmes nationaux qui stagnent.

Optimisme au sein de la coalition

Le ministre des Finances, Heinen, a souligné que le budget avait été conçu pour rallier un large éventail des dix partis représentés au Parlement, et non pas uniquement les trois partis au pouvoir. Cette stratégie est essentielle car le gouvernement minoritaire ne dispose toujours pas d’une majorité garantie. À l’issue de la présentation officielle, la Chambre des représentants examinera la proposition, laissant ainsi aux partis d’opposition la possibilité de demander des modifications avant le vote final.

Les partenaires de la coalition se sont montrés optimistes quant à l’issue du processus. La présidente du VVD, Yesilgöz, a mis en avant l’accent mis sur la réduction des dépenses publiques, la croissance économique et les baisses d’impôts, tandis que le président du CDA, Bontenbal, estime qu’un compromis satisfaisant pour l’opposition a été trouvé.

L’opposition reste critique

À l’inverse, les détracteurs restent sceptiques. Klaver, du parti Pro, a exprimé sa crainte que le gouvernement ne fasse que repousser des problèmes inévitables, appelant notamment à l’abandon des réductions prévues dans les domaines de la santé et de la sécurité sociale.

Parallèlement, les factions de droite réclament une réduction de l’impôt sur la fortune privée.

Inquiétudes quant au calendrier

Certaines personnalités politiques ont remis en question le calendrier choisi par le gouvernement. Le chef du SGP, Chris Stoffer, a critiqué la décision de soumettre le budget au Conseil d’État pour examen avant d’avoir obtenu le soutien du Parlement. Il a fait valoir que cette approche créait une instabilité inutile pour le pays et rendait le prochain discours du Trône largement hors de propos. (fc)

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