Principaux renseignements
- Le nombre d’entreprises britanniques en situation de détresse financière critique a augmenté de près de 10 pour cent.
- C’est dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie-restauration que les difficultés financières s’aggravent le plus.
- La hausse des coûts et l’inflation menacent la stabilité à long terme des entreprises.
Des données récentes révèlent une tendance inquiétante pour le tissu économique britannique, avec une hausse de près de 10 pour cent du nombre d’entreprises confrontées à des « difficultés financières critiques ».
De plus en plus d’entreprises au bord de la faillite
Selon la dernière analyse trimestrielle du groupe Begbies Traynor (BTG), 53 756 entreprises ont été classées comme étant au bord de la faillite au cours du deuxième trimestre clos en juin, soit une augmentation de 9 pour cent par rapport à l’année précédente.
Ce déclin est en grande partie attribué à la combinaison d’une hausse des frais généraux et d’une instabilité économique mondiale générale.
Recul à l’échelle du secteur
La crise est généralisée et touche presque tous les secteurs étudiés. Les secteurs des loisirs et de la culture ont connu le ralentissement le plus marqué, avec une hausse de 27,1 pour cent du nombre d’entreprises en situation de détresse critique, suivis de près par le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, qui a enregistré une augmentation de 26,6 pour cent. Par ailleurs, les établissements de santé et les centres sportifs ont enregistré une hausse de 21 pour cent de leur instabilité financière, tandis que les pharmacies et les épiceries ont connu une augmentation de 18,4 pour cent.
Au-delà des entreprises en situation critique, on observe également une légère hausse de 1,1 pour cent du nombre d’entreprises confrontées à des difficultés financières « importantes », soit un total de plus de 674 000 entreprises.
Situation financière précaire
Les experts du secteur avertissent que les dirigeants d’entreprise naviguent actuellement sur une trajectoire financière précaire. Julie Palmer, de BTG, a souligné que la persistance de ces niveaux d’instabilité témoigne d’un manque de confiance parmi les dirigeants, laissant entendre que toute nouvelle flambée de l’inflation ou des prix de l’énergie pourrait contraindre davantage d’entreprises à rechercher un refinancement ou une restructuration d’urgence pour survivre.
Perspectives économiques futures
Par ailleurs, Ric Traynor, président exécutif de BTG, a souligné que la conjonction de coûts d’emprunt élevés et de factures énergétiques en hausse devrait freiner les dépenses de consommation.
Si les entreprises dépendantes des dépenses de luxe non essentielles sont actuellement les plus vulnérables, Traynor prévoit que les répercussions économiques qui en découleront toucheront probablement un éventail plus large de secteurs d’ici la fin de l’année et jusqu’en 2027.
(at)
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