Principaux renseignements
- La marine américaine a attribué à General Atomics un contrat de 42,9 millions de dollars (36,7 millions d’euros) pour la maintenance des systèmes de lancement électromagnétiques sur les porte-avions de la classe Ford.
- Conformément à un décret présidentiel, les futurs navires reviendront aux catapultes à vapeur traditionnelles et aux ascenseurs hydrauliques.
- Les experts avertissent que le passage à d’autres technologies nécessite des modifications structurelles coûteuses des coques des navires.
La marine américaine a attribué un contrat sans appel d’offres d’une valeur de 42,9 millions de dollars (36,7 millions d’euros) à General Atomics pour l’achat de pièces de rechange. Ces pièces sont destinées à la maintenance de l’Advanced Arresting Gear (AAG) et de l’Electromagnetic Aircraft Launch System (EMALS) actuellement utilisés sur les porte-avions de la classe Ford en service.
Géré par le Naval Air Systems Command dans le Maryland, cet accord porte principalement sur des pièces de rechange rotatives — qui sont remises à neuf et réutilisées — et sur des pièces de rechange de sécurité destinées à pallier les pannes imprévues des équipements.
Calendrier
La production liée à ce contrat s’effectue sur différents sites. La majeure partie des travaux est réalisée à Tupelo, dans le Mississippi (61 pour cent), et à San Diego, en Californie (38 pour cent), tandis qu’une part moindre est effectuée dans le New Jersey et le Massachusetts.
La marine prévoit d’utiliser les fonds d’acquisition de l’exercice 2026 pour financer le projet, dont l’achèvement est prévu d’ici avril 2034.
Développement d’une technologie de lancement d’avions
L’EMALS marque une rupture par rapport aux catapultes à vapeur traditionnelles équipant les navires de la classe Nimitz. Ce système utilise des moteurs à induction linéaires pour propulser les avions.
Bien que le navire amiral, l’USS Gerald R. Ford, ait rencontré des difficultés techniques initiales et des augmentations budgétaires après son entrée en service en 2017, le système a depuis lors fait ses preuves avec plus de 36 000 lancements.
Retour à la vapeur pour les futurs navires
Malgré le soutien continu apporté aux navires actuels, un revirement stratégique est en cours pour les futurs navires. Un mémorandum sur la sécurité nationale publié par le président Trump le 13 août impose que l’USS Doris Miller, quatrième navire de sa classe, soit équipé d’ascenseurs hydrauliques et de catapultes à vapeur à la place des systèmes électromagnétiques.
Alors que l’USS Gerald R. Ford, l’USS John F. Kennedy et l’USS Enterprise conserveront leurs installations électriques existantes, les navires suivants reviendront à la vapeur.
Maintenance opérationnelle
Ce changement de politique a suscité des débats, General Atomics ayant proposé de reconsidérer cette décision. Les experts soulignent qu’un passage à la vapeur sur une coque conçue pour une architecture entièrement électrique nécessiterait des modifications structurelles importantes et coûteuses.
Indépendamment de ces futures discussions sur la conception, le récent contrat d’une valeur de 42,9 millions de dollars (36,7 millions d’euros) garantit que les systèmes électromagnétiques déjà déployés en mer resteront opérationnels. La marine n’a pas précisé pour combien d’équipements de navires ces pièces de rechange sont destinées, ni quels navires les recevront. (lv)
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