Principaux renseignements
- Le Royaume-Uni et les États-Unis couleront l’USS Klakring lors d’exercices de tir conjoints prévus en septembre.
- Les forces armées souhaitent affiner leurs chaînes de combat et l’efficacité de leurs armes grâce à des attaques réalistes menées avec des munitions réelles.
- Des drones autonomes et l’intelligence artificielle analyseront l’épave à environ 2 kilomètres de profondeur afin d’identifier les lacunes opérationnelles.
Un navire américain désarmé, l’USS Klakring, a été désigné comme cible pour une prochaine opération militaire conjointe entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Les exercices de tir, initialement prévus en mai, se dérouleront désormais du 17 au 21 septembre au large des Hébrides. C’est ce qu’indique Navy Lookout.
Cette frégate de classe Oliver Hazard Perry, retirée du service actif en 2013, était entreposée dans un centre de maintenance à Philadelphie jusqu’au 12 août, date à laquelle elle a entamé son voyage vers Campbeltown en empruntant le fleuve Delaware.
Test de l’efficacité au combat
L’opération, baptisée « Atlantic Thunder 26 », se déroule sur le site d’entraînement de QinetiQ Hebrides, au nord-ouest de l’Écosse. Son objectif principal est de tester les « kill chains » et les « kill webs » dans le cadre d’une attaque réaliste utilisant des munitions réelles.
En utilisant des munitions réelles contre la coque physique d’un navire, les forces navales et aériennes des deux pays peuvent affiner leurs tactiques de combat et l’efficacité de leurs armes dans un scénario réaliste.
Intégration de l’IA
Outre la destruction initiale du navire, l’exercice met fortement l’accent sur l’analyse post-attaque. Dès que le navire aura coulé à une profondeur d’environ 2 kilomètres, des drones sous-marins autonomes seront déployés pour cartographier les fonds marins et évaluer l’étendue des dégâts.
Le ministère britannique de la Défense a spécifiquement recherché des partenariats avec l’industrie afin de fournir des outils de mission pilotés par l’IA, des scanners sous-marins haute résolution et des plateformes discrètes et durables capables de fonctionner dans des environnements où la bande passante de communication est limitée.
Combler les lacunes opérationnelles
Les responsables gouvernementaux ont précisé que cet événement s’inscrit dans le cadre d’un projet de développement plutôt que d’une simple démonstration. L’objectif est d’identifier et de résoudre les obstacles techniques afin d’accélérer le déploiement des capacités maritimes.
Concrètement, la mission vise à améliorer l’interopérabilité des systèmes sans pilote entre les deux alliés et à combler les lacunes opérationnelles existantes.
Tradition d’exercices conjoints
Cette initiative s’inscrit dans la lignée d’Atlantic Thunder 22, un exercice précédent qui s’est déroulé en septembre 2022 et au cours duquel l’USS Boone a été coulé. Cet événement avait mobilisé un large éventail de moyens, notamment des P-8 Poseidon de la marine américaine, des Typhoon de la RAF et des navires tels que le HMS Diamond et l’USS Arleigh Burke. Des bombes aériennes et divers systèmes de missiles, notamment les SM-6, Martlet et Harpoon, ont détruit la cible. (lv)
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