Principaux renseignements
- Les taux des obligations d’État belges ont atteint leur plus haut niveau depuis 12 ans.
- L’instabilité géopolitique alimente les craintes inflationnistes et la hausse des taux.
- La hausse des taux augmente les coûts d’emprunt pour l’État et les propriétaires immobiliers.
Les rendements des obligations d’État belges à dix ans ont dépassé aujourd’hui la barre des 3,8 pour cent, atteignant un pic qui n’avait plus été observé depuis 2012. Cette tendance à la hausse s’inscrit dans le cadre d’une hausse plus générale des rendements souverains sur l’ensemble du continent européen.
Craintes inflationnistes
Jean Deboutte, qui dirige l’Agence fédérale de la dette, attribue cette évolution aux perspectives pessimistes liées à l’instabilité géopolitique au Moyen-Orient.
Il suggère que les investisseurs s’inquiètent de périodes prolongées de forte inflation, qui obligeraient probablement les banques centrales à maintenir ou à augmenter leurs taux directeurs pour lutter contre la hausse des prix.
Impact sur les propriétaires
Cette escalade des coûts exerce une pression financière sur le Trésor public, car l’emprunt sur les marchés des capitaux devient plus coûteux pour l’État. De plus, si cette tendance se poursuit, les taux hypothécaires risquent également d’augmenter, car les rendements à dix ans ont un impact direct sur le coût des prêts immobiliers.
Europe
Des tendances similaires s’observent dans d’autres grandes économies européennes. Par exemple, les rendements en France et en Italie ont dépassé respectivement 4,1 pour cent et 4 pour cent, tandis que les taux allemands ont atteint 3,25 pour cent, leur plus haut niveau depuis 2011.
(at)
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