Principaux renseignements
- Le PS souhaite proclamer l’état d’urgence climatique.
- Ce projet de loi supprime les subventions aux énergies fossiles et interdit le lobbying industriel.
- Une action immédiate permet de remédier à la forte dépendance de la Belgique vis-à-vis des énergies non renouvelables.
Le PS prévoit de déposer la semaine prochaine un projet de loi visant à proclamer l’état d’urgence climatique.
Le PS vise les investissements dans les énergies fossiles
Ce projet de loi vise à réduire l’influence du secteur des énergies fossiles et à mettre fin au soutien financier accordé aux nouveaux projets impliquant ces sources d’énergie.
Alors que la version finale de la loi est en cours de finalisation, le parti a indiqué à l’agence de presse Belga qu’il cherchait à supprimer les incitations à tout investissement lié aux énergies fossiles, que ce soit directement ou indirectement.
Suppression des subventions et des activités de lobbying
Le cadre proposé prévoit une suppression progressive des subventions aux énergies fossiles, tout en mettant en place des mesures de protection sociale pour accompagner les travailleurs et les familles pendant la transition écologique. De plus, le PS entend interdire les activités de lobbying menées par l’industrie des énergies fossiles.
Appel à l’action immédiate
Paul Magnette, le président du PS, a souligné que l’urgence de la crise climatique exigeait une action immédiate. Il a cité les menaces environnementales actuelles, notamment la hausse des températures, les sécheresses sévères et un incendie de forêt sans précédent qui touche actuellement la Belgique, comme preuves que le pays ne peut se permettre de tergiverser. Selon Magnette, la protection de la population et la préparation aux risques futurs doivent constituer une priorité immédiate.
Lutter contre la dépendance énergétique
La promotion de la loi par le parti s’appuie sur des données du Service public fédéral Économie, qui soulignent la forte dépendance de la Belgique vis-à-vis des énergies non renouvelables. En 2024, la consommation énergétique des ménages était dominée par le gaz naturel et le fioul domestique, qui représentaient ensemble plus de 60 pour cent de la consommation. De plus, les chiffres communiqués par Greenpeace indiquent que le secteur industriel reste fortement dépendant de ces sources, le gaz fossile et les produits pétroliers représentant plus de la moitié de sa consommation énergétique totale.
(at)
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