La Grèce rembourse par anticipation 13 milliards d’euros de dettes et réduit ses charges d’intérêts de plusieurs centaines de millions


Principaux renseignements

  • La Grèce va rembourser 13 milliards d’euros de dettes avant l’échéance.
  • Ces remboursements anticipés permettent de réduire les charges d’intérêts annuelles de 360 millions d’euros.
  • En raison de la baisse de son taux d’endettement, la Grèce risque de perdre son titre de pays présentant le taux d’endettement le plus élevé de la zone euro.

D’ici la fin de l’année, la Grèce a l’intention de rembourser environ 13 milliards d’euros de prêts et de dettes en cours avant l’échéance prévue.

Stratégie financière

Comme le rapporte le journal Kathimerini, cette stratégie financière comprend le remboursement anticipé de 2,5 milliards d’euros liés à son plan de sauvetage de 2010, dont l’échéance était initialement fixée à 2041. De plus, le gouvernement prévoit d’allouer 2,2 milliards d’euros au rachat d’obligations d’État et de réduire son portefeuille d’obligations à court terme de 1,2 milliard d’euros.

Réduction des charges d’intérêts

Ces mesures financières proactives devraient permettre de réduire les charges d’intérêts annuelles du pays d’environ 360 millions d’euros. Selon le ministère de l’Économie et des Finances, le gouvernement a l’intention de maintenir cette pratique de remboursements anticipés à l’avenir. Cette initiative fait suite à une mesure similaire prise en juin, lorsque le pays avait remboursé 6,9 milliards d’euros de dettes issues de son plan de sauvetage initial, poursuivant ainsi une tendance à long terme de remboursements anticipés.

Évolution du classement de la dette dans la zone euro

Ces efforts contribuent à une baisse significative du ratio dette publique/PIB, qui devrait tomber à 137 pour cent cette année. En conséquence, la Grèce pourrait ne plus détenir le titre de nation la plus endettée de la zone euro, une position qui pourrait revenir à l’Italie.

Surmonter la crise financière

L’évolution contraste fortement avec le pic de la crise financière de 2010-2018, durant laquelle la dette grecque avait dépassé les 180 pour cent de son PIB, ce qui avait failli entraîner la sortie du pays de la zone euro.

Afin d’éviter un tel effondrement et de soutenir les États membres en difficulté, les autorités européennes ont mis en place des mécanismes de sauvetage, notamment le Mécanisme européen de stabilité (MES), opérationnel depuis fin 2012.

(at)

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