Principaux renseignements
- Les départs de cadres supérieurs sont le signe d’une instabilité alors qu’OpenAI se prépare à son introduction en bourse.
- Le chiffre d’affaires des entreprises continue de grimper en flèche malgré le roulement des dirigeants et l’instabilité culturelle.
- La concurrence acharnée de Google et d’Anthropic met Sam Altman, PDG d’OpenAI, sous pression pour préserver une image de marque stable.
Une vague de départs au plus haut niveau chez OpenAI inquiète les investisseurs alors que l’entreprise se prépare à entrer en bourse. Le départ récent de Denise Dresser, directrice des recettes, fait suite de près à celui de Brad Lightcap, dirigeant chevronné. Cette instabilité perçue au sommet de la hiérarchie est considérée par certains observateurs du secteur comme un signal d’alerte important, d’autant plus que Dresser est partie après moins d’un an et risque ainsi de passer à côté d’indemnités substantielles.
Rotation généralisée au sein de la direction
Les départs au sein de la direction ne se limitent pas à ces deux-là. Fidji Simo, l’ancien PDG d’Instacart qui avait rejoint OpenAI, a récemment démissionné pour raisons de santé. Plus tôt cette année, plusieurs autres personnalités clés, dont la directrice marketing Kate Rouch et le vice-président chargé des sciences Kevin Weil, avaient également quitté l’entreprise. Pour combler ce manque à gagner, OpenAI a nommé Dali Rajic, ancien directeur des opérations chez Wiz, au poste de directeur des recettes.
Pression stratégique
Ces tensions internes surviennent à un moment délicat pour le PDG Sam Altman et le président Greg Brockman. Ils doivent en effet donner une image de stabilité alors qu’ils sont confrontés à une concurrence acharnée de la part d’Anthropic et de Google, ainsi qu’à l’émergence de modèles d’IA open source moins coûteux. Un prospectus confidentiel en vue de l’introduction en bourse a été déposé en juin, mais aucune date officielle n’a encore été fixée pour cette opération.
Solides performances financières
Malgré les départs au sein de la direction, l’entreprise affirme afficher une forte dynamique financière. Des communications internes révèlent que le chiffre d’affaires a progressé de plus de 20 pour cent en juillet, les clients professionnels affichant une hausse de 32 pour cent. La directrice financière, Sarah Friar, a récemment indiqué que le secteur professionnel avait dépassé les activités ChatGPT destinées aux particuliers en termes de chiffre d’affaires. Selon les données de l’entreprise, la base de clients professionnels, sous la direction de Dresser, s’est élargie pour atteindre 2 millions d’utilisateurs.
Instabilité culturelle
Les détracteurs et d’anciens collaborateurs suggèrent que cette instabilité témoigne d’une culture d’entreprise de type « autocuiseur », caractérisée par des embauches et des licenciements rapides. Ce n’est pas la première fois qu’OpenAI est confrontée à des crises de direction. Altman lui-même a été brièvement démis de ses fonctions par le conseil d’administration en 2023, avant d’être réintégré. Cet événement a ensuite été utilisé par l’équipe juridique de l’entrepreneur américain Elon Musk lors d’un procès pour remettre en question la transparence et le style de gestion d’Altman. Le président Greg Brockman a également fait l’objet d’un examen minutieux.
Alors que Brockman a publiquement remercié les collaborateurs qui quittent l’entreprise pour leur rôle joué lors des premières étapes de son développement, l’absence d’adieux publics de la part d’Altman à l’égard de Dresser a été relevée. Au lieu de cela, Altman est resté concentré sur l’aspect technique de l’entreprise, mettant récemment en avant la rapidité du nouveau modèle GPT-5.6.
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