Principaux renseignements
- Les fuites de données atteignent des niveaux records en 2026.
- Les attaques basées sur l’IA et les employés malveillants alimentent cette crise de sécurité.
- Le gel des crédits constitue la défense la plus efficace contre l’usurpation d’identité.
Les rapports de l’Identity Theft Resource Center montrent que le nombre de fuites de données augmente fortement, l’année 2026 étant en passe de battre les records précédents. Au cours des six premiers mois de l’année, 1 803 fuites de données ont déjà été enregistrées. Ce chiffre dépasse le nombre d’incidents recensés au cours de la même période en 2025. L’ampleur de ces fuites de données est considérable. Rien qu’au cours du premier semestre, plus de 471 millions de notifications individuelles ont été envoyées, une seule fuite de données à grande échelle chez Canvas représentant à elle seule 275 millions de ces notifications. Ce chiffre dépasse d’ores et déjà le nombre total de notifications envoyées au cours de l’année précédente dans son ensemble.
Le rôle de l’intelligence artificielle
L’augmentation du nombre d’attaques réussies est en partie liée aux progrès réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA). Une étude menée par IBM montre que l’IA permet de détecter et d’exploiter plus efficacement les failles des systèmes. Le nombre de violations orchestrées par l’IA entre début 2025 et début 2026 a déjà augmenté de 56 pour cent. Une large majorité des comités d’audit des entreprises cotées en bourse considèrent désormais la cybersécurité comme une priorité absolue, et de nombreuses entreprises internationales prévoient d’augmenter leurs dépenses en matière de sécurité au cours de l’année à venir.
Menaces internes
Une nouvelle tendance préoccupante est la forte augmentation des menaces émanant d’« initiés malveillants ». Alors que ce phénomène était rare par le passé, 21 incidents de ce type se sont produits début 2026, contre seulement trois sur l’ensemble de l’année 2025. D’anciens employés commettent souvent ces violations en dérobant des données lors de leur départ, tandis que la Corée du Nord mène parfois des opérations sophistiquées. Dans ce dernier cas, on utilise des CV générés par l’IA et la technologie du deepfake pour infiltrer des télétravailleurs informatiques frauduleux au sein d’entreprises américaines. Par ailleurs, la transparence diminue également. Les notifications adressées aux consommateurs contiennent désormais beaucoup moins de détails spécifiques sur la manière dont une violation s’est produite par rapport à il y a quelques années, souvent en raison de la diversité des législations des États et d’objections juridiques.
Mesures proactives pour la protection des consommateurs
Afin de limiter le risque d’usurpation d’identité, les experts en sécurité recommandent une gestion proactive du crédit. Le suivi des rapports hebdomadaires gratuits fournis par les principales agences d’évaluation du crédit ou la mise en place d’alertes à la fraude peuvent aider à détecter les activités non autorisées. Pour bénéficier du niveau de sécurité le plus élevé, les experts recommandent de mettre en place un blocage de crédit auprès de toutes les grandes agences d’évaluation du crédit. Cela nécessite une « levée » manuelle lors de toute demande de nouveau prêt. Il s’agit néanmoins de la barrière la plus efficace contre les criminels qui tentent d’ouvrir des comptes frauduleux. (ev)
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