Principaux renseignements
- Le président Donald Trump a donné l’ordre de réduire la fréquence des vaccinations des enfants.
- Les experts médicaux avertissent que l’espacement des injections augmente la vulnérabilité des enfants.
- Le consensus scientifique continue de réfuter le lien entre les vaccins et l’autisme.
Le président Donald Trump a promulgué un décret visant à réduire la fréquence des vaccinations infantiles, ignorant ainsi les recommandations d’organismes médicaux réputés.
Affirmations controversées sur l’autisme
Lors de la cérémonie de signature au Bureau ovale, le président a suggéré l’existence d’un lien entre le nombre ou le calendrier des vaccins et l’augmentation des troubles du spectre autistique.
Cette affirmation contredit des décennies de recherches scientifiques rigoureuses et un consensus médical mondial confirmant qu’aucun lien de ce type n’existe. Trump a présenté cette mesure comme un triomphe pour les libertés constitutionnelles et religieuses, ainsi que pour les droits parentaux.
Communauté médicale
Les professionnels de santé ont exprimé une vive inquiétude. Le Dr Andrew Racine, de l’Académie américaine de pédiatrie, a fait valoir que ce décret suscitait une panique et une confusion inutiles, soulignant que ni la nature des virus ni les données scientifiques concernant l’efficacité des vaccins n’avaient changé. Les experts avertissent que le report des vaccinations en espaçant les rendez-vous allonge la période de vulnérabilité, exposant ainsi les enfants à des maladies évitables.
Même le sénateur républicain Bill Cassidy, médecin et président de la commission de la santé du Sénat, a condamné ce décret, affirmant que le président ne disposait pas de l’expertise médicale nécessaire pour modifier les protocoles.
Limites juridictionnelles
Bien que le gouvernement insiste sur ces changements, l’État fédéral n’a pas le pouvoir de fixer la fréquence des vaccinations obligatoires ; ce pouvoir relève de la compétence de chaque État.
Cependant, la Maison Blanche a encouragé les États à modifier leurs lois sur la vaccination scolaire afin de s’aligner sur les nouvelles recommandations fédérales. Cette initiative fait suite à une précédente tentative de l’administration visant à réduire les recommandations en matière de vaccination, qui avait finalement été annulée par les tribunaux.
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