Les cours du pétrole restent élevés en raison de l’affaiblissement des espoirs d’un accord entre les États-Unis et l’Iran


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole brut restent élevés alors que les tensions diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran persistent.
  • Les attaques des Houthis et d’autres menaces maritimes perturbent les activités des raffineries et le trafic maritime.
  • Des alternatives telles que le transport terrestre et les appels d’offres au comptant atténuent les risques de blocage de l’approvisionnement.

Les cours du pétrole brut restent relativement stables et se maintiennent à un niveau proche de leur plus haut niveau depuis plus d’une semaine. Cette stabilité fait suite à un recul des espoirs d’une résolution diplomatique entre les États-Unis et l’Iran, qui aurait pu mettre fin aux hostilités et rétablir l’accès total au détroit d’Ormuz. Les perspectives se sont assombries après que le président Donald Trump a insisté pour que l’Iran verse des réparations pour les pertes subies par les États-Unis.

Volatilité des marchés 

À 9 h 49, le Brent s’échangeait à 89,54 dollars le baril, tandis que le WTI s’établissait à 83,93 dollars le baril. Ces chiffres font suite à une forte hausse de plus de 5 pour cent lundi, déclenchée par l’insistance de Trump sur l’indemnisation des victimes résultant de divers conflits et manifestations. Cette exigence devrait entraver les négociations concernant cette voie navigable stratégique.

Par ailleurs, le dirigeant américain a affirmé que les forces américaines conservaient l’autorité sur le détroit et avaient réussi à le débarrasser des mines navales iraniennes.

Retards dans les raffineries

Selon Tim Waterer, analyste en chef chez KCM Trade, un fossé important sépare les deux nations quant aux termes d’un éventuel traité de paix. Cet écart a érodé l’optimisme antérieur, maintenant une pression à la hausse sur les cours du pétrole.

Des tensions géopolitiques supplémentaires contribuent à la volatilité. Saudi Aramco a reporté au 30 août la réouverture de sa raffinerie de Jazan, qui traite 400 000 barils par jour, à la suite de frappes des Houthis qui auraient eu lieu.

Baisse des exportations

La menace de perturbations continue de faire grimper les primes d’assurance et oblige à emprunter des routes maritimes plus longues, ce qui risque de limiter la distribution d’énergie dans un avenir proche.

À l’appui de cette analyse, Barclays a indiqué que les exportations nettes de produits raffinés et de pétrole brut via le détroit d’Ormuz ont chuté à une moyenne de 3 millions de barils par jour au cours de la semaine se terminant le 7 août, contre 4,4 millions la semaine précédente.

Alternatives stratégiques 

Tony Sycamore, d’IG, a suggéré que les marchés pourraient rester indifférents si le pétrole continuait d’être transporté par voie terrestre ou par transferts de navire à navire afin de contourner ces blocages.

Parallèlement, la Compagnie nationale pétrolière d’Abou Dhabi (ADNOC) a lancé son huitième appel d’offres au comptant pour du brut depuis début juin, reflétant les efforts des Émirats arabes unis pour réacheminer les expéditions de pétrole loin du détroit contesté.

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