La guerre en Iran menace de ralentir la reprise de l’économie mondiale, l’intelligence artificielle offre un contrepoids


Principaux renseignements

  • Le conflit en Iran menace de réduire la croissance économique mondiale à 3 pour cent d’ici fin 2026.
  • Les investissements dans l’IA constituent un rempart essentiel contre une aggravation de la crise financière.
  • Les prévisions régionales montrent de fortes divergences, l’Europe étant loin derrière la Chine et les États-Unis.

La Fédération des industries allemandes (BDI) a récemment averti que le conflit en Iran entrave gravement l’expansion économique mondiale et sape les espoirs d’une reprise vigoureuse. Dans ses dernières projections de croissance, la BDI estime que la croissance mondiale pourrait chuter à 3 pour cent d’ici fin 2026, soit une baisse de près d’un demi-point de pourcentage.

L’IA comme tampon

Selon l’association, une forte augmentation des investissements dans l’intelligence artificielle a joué un rôle d’amortisseur, empêchant un déclin économique plus marqué. Le BDI a souligné qu’en l’absence de guerre, la combinaison d’une demande en hausse et de la révolution de l’IA aurait probablement stimulé la croissance mondiale à environ 3,3 pour cent ou 3,4 pour cent.

Détroit d’Ormuz

Par ailleurs, l’organisation a averti que si les hostilités se poursuivaient et que les voies maritimes traversant le détroit d’Ormuz restaient bloquées, le ralentissement économique pourrait s’intensifier.

Divergences économiques régionales

Les prévisions économiques varient considérablement d’un territoire à l’autre. Les États-Unis devraient enregistrer une croissance légèrement supérieure à 2 pour cent, tandis que l’Europe devrait connaître des difficultés, avec un taux de croissance de seulement 0,8 pour cent. De son côté, la Chine devrait connaître une croissance de 4,6 pour cent, un chiffre jugé modeste pour la deuxième économie mondiale.

En Allemagne, première puissance économique européenne, le BDI prévoit un taux de croissance réel de 0,6 pour cent pour l’année en cours, après une performance positive au deuxième trimestre.

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