Principaux renseignements
- Au début de l’année 2026, le nombre de jeunes adultes occupant un emploi stable a atteint son niveau le plus bas depuis cinq ans.
- L’instabilité économique et l’IA font disparaître les postes traditionnels de début de carrière.
- Les diplômes universitaires augmentent considérablement les salaires mensuels moyens malgré les difficultés de recrutement.
Des données récentes du cabinet de ressources humaines Acerta indiquent que le nombre de jeunes adultes décrochant un emploi à durée indéterminée a atteint son plus bas niveau depuis cinq ans. Au cours du premier trimestre 2026, les personnes âgées de 25 ans et moins ne représentaient que 0,49 pour cent de l’ensemble des nouveaux emplois à durée indéterminée. Cela représente une nouvelle baisse par rapport aux 0,60 pour cent enregistrés l’année dernière.
Si les taux d’emploi ont baissé dans différentes tranches d’âge, l’impact a été le plus sévère pour la tranche d’âge la plus jeune.
L’incertitude économique et l’IA comme facteurs déterminants
Florence Verplaetse, recruteuse chez Acerta, suggère que cette tendance est due à plusieurs facteurs qui se recoupent. La volatilité économique – alimentée par les fluctuations des prix de l’énergie, l’inflation et l’instabilité politique mondiale – a rendu plus difficile l’entrée des nouveaux arrivants sur le marché du travail.
De plus, la prolifération de l’intelligence artificielle risque de faire disparaître les postes de début de carrière qui servaient traditionnellement de tremplin aux jeunes professionnels.
Salaire
En matière de rémunération, le salaire mensuel brut moyen des moins de 25 ans a augmenté de 22,8 pour cent au cours des cinq dernières années, une évolution qui reflète largement les tendances inflationnistes.
Les diplômés universitaires de cette tranche d’âge perçoivent désormais un salaire mensuel brut moyen de 3 084 euros. En moyenne, ces diplômés gagnent 687 euros de plus par mois que ceux qui n’ont achevé que le premier cycle de l’enseignement secondaire.
L’écart de qualification
Cependant, Verplaetse souligne qu’un diplôme ne garantit pas toujours un salaire à la hauteur du niveau d’études. Une partie des jeunes adultes hautement qualifiés peine à trouver des postes qui mettent réellement à profit leurs qualifications spécifiques.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

