Principaux renseignements
- La forte demande sur les marchés africains et asiatiques a entraîné une croissance inattendue des volumes pour Heineken.
- Le nouveau PDG, Rafael Oliveira, prend ses fonctions dans un contexte de baisse de la consommation sur les marchés occidentaux.
- La stratégie de réduction des coûts implique une suppression d’environ 7 pour cent des effectifs mondiaux.
Portée par une forte demande sur les marchés africains et asiatiques, Heineken a annoncé au deuxième trimestre une hausse de ses volumes supérieure aux prévisions du marché. Alors que la société a dû faire face à des difficultés persistantes en Amérique et en Europe, les volumes consolidés organiques — incluant les ventes des filiales — ont progressé de 0,9 pour cent. L’entreprise a ainsi démenti les prévisions qui tablaient sur une légère baisse. La croissance organique totale a atteint 1,9 pour cent en tenant compte des ventes des partenaires sous licence.
Une nouvelle direction
Ces chiffres positifs interviennent juste avant que Rafael Oliveira ne prenne ses fonctions de PDG en octobre. Issu de JDE Peet’s, Oliveira sera la première recrue externe à diriger l’entreprise. Il hérite d’un contexte difficile où la hausse du coût de la vie a incité les consommateurs américains et européens à réduire leurs dépenses et leur consommation d’alcool.
Restructuration et réductions d’effectifs
Heineken a eu plus de mal que ses concurrents, tels que Carlsberg et Anheuser-Busch InBev, à se remettre du ralentissement post-pandémique. Pour y remédier, le brasseur met en œuvre un plan de réduction des coûts prévoyant la suppression d’environ 7 pour cent de ses effectifs mondiaux. Cette initiative concerne entre 5 000 et 6 000 postes, dont environ 3 000 postes à temps plein ont déjà été supprimés au cours des six premiers mois de l’année.
Ce ralentissement de la reprise se reflète sur les marchés boursiers. Alors que l’action Heineken a progressé d’environ 11 pour cent cette année, celle d’AB InBev a enregistré une hausse plus marquée, de 33 pour cent.
Une croissance tirée par les marchés émergents
La croissance actuelle de l’entreprise dépend fortement des économies émergentes, où l’enrichissement de pays comme l’Afrique du Sud et le Vietnam stimule la consommation. Plus précisément, les volumes du deuxième trimestre ont bondi de 13 pour cent dans la région Asie-Pacifique et de 3,5 pour cent au Moyen-Orient et en Afrique, ce qui contraste fortement avec une baisse de 4,1 pour cent dans les Amériques. (fc)
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