Principaux renseignements
- Le gouvernement bruxellois met fin à quatre subventions destinées aux entreprises en raison de l’épuisement rapide du budget.
- Les responsables donnent la priorité à la numérisation et au financement des start-ups plutôt qu’aux subventions destinées aux espaces de coworking et à la formation.
- Les représentants des entreprises dénoncent le préavis trop court et l’absence de consultation.
En raison d’un épuisement rapide du budget, le gouvernement bruxellois met fin prématurément à quatre initiatives de soutien aux entreprises. À la mi-juillet, il ne restait plus que 6 pour cent des fonds annuels alloués, ce qui a conduit le ministre de l’Économie, Laurent Hublet (Les Engagés), à suspendre ces aides à compter du 12 août.
Subventions spécifiques
Les subventions concernées comprennent celles destinées à la formation externe, au recrutement, à la transition économique et au conseil, ainsi que les subventions pour le coworking, qui offraient auparavant aux jeunes entreprises jusqu’à 1 500 euros pour des espaces de bureaux partagés.
Sur un budget total de 30 millions d’euros, il ne restait plus que 1,8 million d’euros au 13 juillet. Avec 2 881 demandes déjà déposées, les responsables craignaient qu’environ 400 demandes supplémentaires ne soient pas financées d’ici la fin de l’année si les mesures n’étaient pas suspendues.
Priorité aux programmes essentiels
Afin de maintenir d’autres programmes essentiels, l’administration de l’Économie et de l’Emploi procède à une redistribution des fonds de fonctionnement. Cela signifie que les aides à la numérisation, aux frais de démarrage, aux coopératives d’emploi et aux primes d’investissement générales resteront en vigueur.
De plus, les indemnités versées aux entreprises affectées par des chantiers de construction à proximité continueront d’être versées. Ce réajustement est nécessaire, car le fonds de soutien à l’investissement a déjà dépassé son budget de 4,7 millions d’euros.
Opposition du monde des affaires
Cette décision a toutefois suscité de vives critiques de la part d’Unizo, une organisation représentant les travailleurs indépendants. L’experte Julie Huntz a fait valoir sur LinkedIn que le moment choisi était malvenu, ne laissant aux chefs d’entreprise que douze jours d’été pour réagir entre l’annonce du 31 juillet et la date butoir du 12 août.
Huntz a par ailleurs souligné que l’absence de consultation préalable des partenaires sociaux témoignait d’un manque de respect envers les entrepreneurs concernés par cette mesure.
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