Principaux renseignements
- Le Département d’État américain impose désormais de manière permanente des cautions de visa aux ressortissants de 50 pays.
- Les agents consulaires peuvent exiger des garanties financières pouvant aller jusqu’à 20 000 dollars des demandeurs de visas B1 et B2.
- Les détracteurs affirment que ces coûts élevés découragent les véritables voyageurs et alimentent le profilage racial.
Le Département d’État américain a annoncé qu’un programme pilote imposant des cautions de visa allait devenir une mesure permanente pour les ressortissants de 50 pays différents.
Selon une récente notification fédérale, les voyageurs demandant un visa B1 (affaires) ou B2 (tourisme) peuvent être invités à fournir une garantie financière pouvant aller jusqu’à 20 000 dollars avant que leur visa ne leur soit accordé. Cette exigence est laissée à la discrétion des agents consulaires chargés de traiter les demandes.
Programme pilote
Cette décision fait suite à une période d’essai connue sous le nom de « programme pilote de garantie de visa 2025 », au cours de laquelle les ministères des Finances, de la Sécurité intérieure et des Affaires étrangères ont pu évaluer le fonctionnement d’un tel système.
Les responsables ont conclu que les données recueillies démontraient que le programme constituait un moyen efficace de garantir que les visiteurs respectent les conditions d’octroi des visas. Alors que le programme pilote initial prévoyait des paliers de 5 000, 10 000 et 15 000 dollars (4 334, 8 668 et 13 000 euros), la nouvelle réglementation permanente supprime le seuil le plus bas et relève le plafond à 20 000 dollars (17 336 euros). La nouvelle réglementation entrera officiellement en vigueur le 3 août.
Répercussions régionales
L’impact de cette politique se fera le plus fortement sentir en Afrique, qui compte 30 des 50 pays concernés. Les représentants du gouvernement affirment que ces mesures sont essentielles pour réduire le nombre de personnes qui dépassent la durée de validité de leur visa.
Cependant, les détracteurs et les défenseurs des droits des immigrés soutiennent que des barrières financières aussi élevées dissuaderont les véritables voyageurs de se rendre aux États-Unis.
Stratégie globale en matière d’immigration
De plus, les défenseurs des droits civiques ont condamné cette politique, qu’ils considèrent comme s’inscrivant dans une stratégie d’immigration plus large et agressive menée par le président américain Donald Trump. Ils affirment que ces mesures portent atteinte au droit à un procès équitable et à la liberté d’expression, tout en risquant d’encourager le profilage racial et de susciter des troubles au sein des minorités. En réponse à ces critiques, Trump a déclaré que ces protocoles stricts étaient d’une importance vitale pour la protection de la sécurité nationale.
Cette initiative s’inscrit dans la lignée d’autres mesures restrictives mises en place par son gouvernement, notamment la mise en place de contrôles sur les réseaux sociaux et l’instauration de nouveaux frais de dossier élevés pour diverses catégories de visas, ce qui rend l’accès légal au pays plus difficile.
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