Bouchez (MR) souhaite exclure partiellement l’Espagne de l’espace Schengen


Principaux renseignements

  • Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, réclame l’exclusion partielle de l’Espagne de l’accord de Schengen.
  • L’afflux massif de migrants à Ceuta a déclenché des sommets diplomatiques d’urgence au sein de l’UE et la fermeture des frontières.
  • Les détracteurs affirment que les politiques de régularisation espagnoles encouragent l’immigration clandestine et renforcent les réseaux criminels.

Georges-Louis Bouchez a exigé que l’Espagne fasse l’objet d’une exclusion partielle de l’accord de Schengen. À la suite d’une forte vague migratoire entre le Maroc et l’Espagne, Bouchez s’est servi de la plateforme X pour plaider en faveur de contrôles spécifiques des voyageurs en provenance d’Espagne et d’une restriction des politiques d’ouverture des frontières généralement garanties par l’espace Schengen.

Crise à Ceuta

L’urgence de cette demande fait suite à une crise au cours de laquelle environ 60 000 migrants marocains ont tenté d’entrer illégalement sur le territoire espagnol de Ceuta. Cet événement a fait plus de 70 morts, principalement parmi ceux qui tentaient d’atteindre la terre ferme à la nage.

Alors que les autorités espagnoles ont indiqué samedi que la majorité de ces personnes avaient été renvoyées au Maroc, l’incident a provoqué une instabilité généralisée au sein de l’Union européenne.

Réunion d’urgence

En réponse à cet afflux, l’Italie a décidé de suspendre temporairement ses accords de frontières ouvertes avec l’Espagne. En conséquence, l’Espagne et 21 autres pays — dont le Danemark, l’Italie et la Belgique — ont demandé la tenue d’un sommet d’urgence pour traiter des répercussions diplomatiques et de la situation à Ceuta. Les ministres de l’Intérieur de l’UE doivent se réunir virtuellement ce mardi.

Critique de la politique espagnole

M. Bouchez a affirmé que cette vague migratoire n’était pas le fruit du hasard, attribuant une grande part de responsabilité au Premier ministre Pedro Sánchez et au gouvernement socialiste. Il a soutenu que les politiques espagnoles en matière de régularisation à grande échelle incitaient à l’immigration clandestine. De plus, il a laissé entendre que l’approche de Sánchez mettait l’Europe en danger en fournissant aux réseaux criminels organisés, tels que les trafiquants de drogue, un approvisionnement facile en main-d’œuvre bon marché. Bouchez partage ainsi l’avis du Vlaams Belang.

Malgré ces critiques, M. Bouchez a précisé qu’il restait attaché aux obligations humanitaires, tout en plaidant pour une approche plus contrôlée et sélective de l’immigration. (fc)

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