Principaux renseignements
- Selon les plans actuels, le Global Combat Air Programme (GCAP) devrait être opérationnel dès 2033.
- Une stratégie de mise en œuvre par étapes permet une mise en service plus rapide.
- Le calendrier actuel prime sur une éventuelle extension à de nouveaux pays partenaires.
Le développement de l’avion de combat de nouvelle génération du Global Combat Air Programme (GCAP) est accéléré. L’objectif est de mettre l’appareil en service environ deux ans plus tôt que prévu initialement, soit en 2035.
Lorenzo Mariani, PDG de Leonardo, a déclaré lors d’une récente réunion d’information financière que cette accélération était pilotée par les ministres concernés. Selon lui, cette approche est nécessaire pour mettre à disposition le plus rapidement possible de nouvelles capacités opérationnelles dans différents domaines.
Approche par étapes pour un déploiement plus rapide
Afin de rendre ce calendrier ambitieux viable sur le plan industriel, Mariani a suggéré une approche progressive du déploiement. En adaptant les exigences initiales et en ajoutant les capacités progressivement, la première version pourra entrer en service plus rapidement. Des mises à jour ultérieures permettront à terme à l’appareil de répondre à toutes les spécifications initiales, une approche courante dans les projets aérospatiaux complexes.
Collaboration internationale et gouvernance
Le GCAP est une initiative collaborative entre le Japon, l’Italie et le Royaume-Uni visant à remplacer le F-2 et l’Eurofighter Typhoon. Le projet est géré par Edgewing, un consortium regroupant Japan Aircraft Industrial Enhancement Co, Leonardo et BAE Systems, qui opère sous l’égide de la Global Industrial Governance Organisation (GIGO), basée au Royaume-Uni.
Les récentes discussions entre acteurs du secteur lors du salon aéronautique de Farnborough ont montré que l’Italie et le Japon tiennent particulièrement à raccourcir les délais de livraison.
Perspectives concernant d’éventuels nouveaux partenaires
Concernant l’adhésion éventuelle de nouveaux pays partenaires, Mariani s’est rangé à l’avis de Charles Woodburn, PDG de BAE Systems. Selon eux, la marge de manœuvre pour ajouter de nouveaux pays diminue rapidement. Il a averti que le report du calendrier actuel afin de faire de la place à de nouveaux membres risquerait de saper la confiance dans la planification du projet.
Tout en reconnaissant qu’un consortium plus solide pourrait offrir une stabilité à long terme, il a déclaré que le respect des délais actuels était prioritaire. Parmi les partenaires potentiels cités figurent l’Arabie saoudite et l’Allemagne, tandis que le Canada a récemment rejoint le programme en tant qu’observateur, ce que Mariani a considéré comme une évolution positive.
Une étape importante pour le projet
Le programme a déjà franchi plusieurs étapes importantes. Edgewing et GIGO ont ainsi conclu un premier accord international.
Ce contrat, d’une valeur de plus de 5 milliards de livres sterling (environ 5,8 milliards d’euros), marque le passage de la phase de conception avancée à celle de la conception détaillée et du développement.
Croissance financière de Leonardo
Ces informations coïncident avec la publication d’un rapport financier solide de Leonardo. La société a enregistré une hausse de 40 pour cent de ses commandes par rapport à l’année précédente, atteignant environ 16 milliards d’euros, ainsi qu’une progression de 74 pour cent de son résultat net.
Fort de ces résultats, Leonardo a revu à la hausse ses prévisions pour l’ensemble de l’année, tablant désormais sur 28,2 milliards d’euros de commandes et un EBITA de 2,21 milliards d’euros. (lv)
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