Principaux renseignements
- Les utilisateurs de LinkedIn peuvent désormais signaler les contenus générés par l’IA de mauvaise qualité grâce au bouton « Signaler comme spam IA ».
- Les signalements des utilisateurs aident la plateforme à affiner davantage ses systèmes de détection et à mieux identifier les messages automatisés.
- Cette nouvelle fonctionnalité met en évidence la tension entre le rôle de LinkedIn en tant que promoteur des outils d’IA et celui de combattant contre les contenus générés en masse.
LinkedIn a lancé une nouvelle fonctionnalité de signalement spécialement conçue pour lutter contre les contenus de mauvaise qualité générés par des IA. Dans le menu des options de chaque publication, les utilisateurs peuvent désormais cliquer sur un bouton intitulé « Signaler comme spam IA » afin de masquer les contenus qu’ils soupçonnent d’avoir été produits par une IA. C’est ce qu’indique 404 Media.
Aider les utilisateurs à repérer le contenu généré par l’IA
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement d’une stratégie précédente mise en œuvre en mai, dans le cadre de laquelle la plateforme se contentait de limiter la visibilité des publications génériques issues de l’IA. En permettant aux utilisateurs de signaler ce contenu, LinkedIn recourt en effet au crowdsourcing pour affiner ses systèmes de détection.
Hari Srinivasan, directeur des produits de l’entreprise, a déclaré que l’élimination du « contenu IA de mauvaise qualité » constituait un objectif majeur. Il a précisé que l’intention n’était pas d’interdire complètement l’IA, car de nombreux utilisateurs s’en servent pour le brainstorming, mais bien de lutter contre les contenus « factices ».
À cette fin, LinkedIn travaille sur de nouveaux systèmes de classification. L’entreprise remplace également sa fonction « enhance » par un assistant de rédaction destiné à préserver le style original des utilisateurs.
Essor des publications automatisées
La nécessité d’un tel outil découle du volume stupéfiant de contenu automatisé. Les données de l’outil de détection Pangram suggèrent qu’environ 41 pour cent des publications longues et 30 pour cent des publications courtes sur le site sont probablement rédigées par l’IA.
Cette vague est alimentée par de nombreux tutoriels, dont certains apparaissent sur la plateforme elle-même, qui enseignent aux utilisateurs comment automatiser leur présence professionnelle.
Stratégie contradictoire en matière d’IA
L’approche de LinkedIn présente une contradiction évidente : alors que l’entreprise lutte contre le « spam généré par l’IA », elle propose en parallèle des outils de rédaction basés sur l’IA à ses abonnés payants. De plus, sa société mère, Microsoft, est l’un des principaux investisseurs d’OpenAI. Cela conduit à une situation où l’entreprise promeut et combat simultanément cette même technologie.
Lutte numérique
Le débat autour du « spam IA » s’inscrit dans une tendance plus large sur Internet. Ainsi, la plateforme scientifique arXiv limite les soumissions qui s’appuient fortement sur l’IA, tandis que d’autres plateformes numériques prennent des mesures contre les volumes importants de messages générés automatiquement. (lv)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

