Principaux renseignements
- La fin des réductions de la taxe sur les carburants devrait entraîner une hausse de l’inflation allemande en juillet.
- Les tensions géopolitiques en Iran pèsent sur les coûts énergétiques et la consommation des ménages.
- La hausse des exportations et l’amélioration du climat des affaires laissent entrevoir une reprise économique fragile.
L’Allemagne s’attend à une hausse de l’inflation des prix à la consommation en juillet, principalement en raison de l’expiration d’une réduction de la taxe sur les carburants mise en place par le gouvernement. Cette mesure temporaire, qui avait permis de réduire le prix du diesel et de l’essence de près de 0,17 euro par litre à partir du mois de mai, a pris fin en juin. L’Office fédéral des statistiques devrait publier des données préliminaires ce jeudi, après une tendance à la baisse qui a vu l’inflation passer de 2,6 pour cent en mai à 2,3 pour cent en juin.
Pressions inflationnistes
À ces pressions s’ajoute la tension persistante autour de l’Iran, qui a des effets volatils sur les marchés mondiaux de l’énergie et a parfois poussé les cours du pétrole au-delà de la barre des 100 dollars le baril.
Les experts estiment que, à mesure que les entreprises répercutent ces dépenses énergétiques élevées sur le public, le coût des denrées alimentaires pourrait également augmenter. Une telle tendance freine généralement les dépenses privées, un élément essentiel de la santé économique interne du pays. Les analystes estiment que l’inflation ne se stabilisera de manière significative qu’une fois que l’impact de ces pics énergétiques liés aux conflits aura disparu des comparaisons annuelles, après le début de la nouvelle année.
Reprise économique fragile
En ce qui concerne la performance économique globale, les prévisions indiquent une légère croissance de 0,1 pour cent au deuxième trimestre par rapport au premier. Les chiffres officiels du PIB pour la période d’avril à juin seront publiés par Destatis jeudi matin.
Malgré l’instabilité géopolitique dans le Golfe, plusieurs indicateurs laissent entrevoir une reprise fragile. Par exemple, l’Institut ifo a fait état, en juillet, d’une amélioration du climat des affaires pour le troisième mois consécutif, tandis que les exportations ont progressé pendant quatre mois d’affilée, parallèlement à une hausse des commandes internationales de produits industriels allemands.
Avenir
Néanmoins, l’économie reste vulnérable en raison de sa forte dépendance vis-à-vis des matières premières importées, ce qui signifie que les répercussions du conflit avec l’Iran pourraient persister. Cela fait suite à une croissance de 0,3 pour cent au premier trimestre 2026, largement soutenue par la vigueur des exportations, qui avait suscité l’optimisme quant à la reprise de la plus grande économie de l’UE après trois années de stagnation.
Ces perspectives positives sont encore renforcées par les engagements de l’État à investir massivement dans la défense et la modernisation des réseaux ferroviaires et routiers. Cette dynamique potentielle est cruciale, car l’Allemagne a à peine échappé à une récession de trois ans en 2025, avec une expansion marginale de 0,2 pour cent. (fc)
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