Principaux renseignements
- Le Royaume-Uni transférera des technologies de guerre électronique afin d’aider l’Ukraine à fabriquer localement des brouilleurs de drones.
- Le Premier ministre Andy Burnham s’est engagé à respecter sans réserve toutes les obligations nationales existantes envers Kiev.
- Les forces britanniques pourraient être déployées au sein d’une coalition de sécurité multinationale dès qu’un accord de paix officiel aura été conclu.
Après son entrée en fonction, le Premier ministre britannique Andy Burnham a tenu sa première réunion avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Lors d’une visite dans une base navale à Portsmouth lundi, Burnham a réaffirmé l’engagement absolu du Royaume-Uni envers l’Ukraine, s’engageant à respecter toutes les obligations nationales antérieures envers ce pays déchiré par la guerre.
Transfert de technologie des drones
Un élément clé de ce soutien continu est le transfert de propriété intellectuelle concernant un outil britannique sophistiqué de guerre électronique. Cette technologie utilise des brouilleurs compacts, de la taille d’une tablette, qui protègent les drones de la détection par les radars et les systèmes de défense aérienne russes.
En partageant cette expertise technique, le Royaume-Uni entend permettre à Kiev de fabriquer ces appareils sur place, augmentant ainsi la précision des frappes et réduisant le nombre de victimes.
Des troupes britanniques en Ukraine ?
Au-delà de la fourniture immédiate de matériel, le Premier ministre Burnham a révélé que la Grande-Bretagne était disposée à déployer du personnel militaire en Ukraine, à condition qu’un cessez-le-feu et un accord de paix officiel soient mis en place.
Cette initiative permettrait au Royaume-Uni de participer à une force de sécurité multinationale visant à garantir la stabilité de l’Ukraine à long terme.
La coalition des volontaires
Cette présence militaire proposée s’inscrit dans le cadre d’une « coalition des volontaires » plus large, une initiative conjointe entre la France et la Grande-Bretagne qui regroupe actuellement plus de 30 nations. Le cadre de ce déploiement a été établi en janvier, lorsque les chefs d’État participants ont signé un pacte autorisant le stationnement de troupes après le conflit.
Cependant, cette initiative a été condamnée par le Kremlin. Le porte-parole Dmitri Peskov a qualifié les membres de la coalition de provocateurs qui font obstacle à la paix. Par ailleurs, le président Zelensky doit rencontrer le président américain Donald Trump à la Maison Blanche ce mardi. (fc)
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