Principaux renseignements
- Le Portugal devient le premier pays de l’UE à rejoindre le réseau réglementaire mondial HealthAI.
- Infarmed s’appuie sur un catalogue d’outils sélectionnés avec soin et sur des alertes de sécurité en temps réel pour surveiller l’IA médicale.
- Une synergie mondiale garantit une gouvernance unifiée et des normes de qualité pour les technologies de santé.
Le Portugal a franchi une étape importante en devenant le premier pays de l’Union européenne à rejoindre le réseau mondial de régulation HealthAI. Ce partenariat intervient à un moment crucial, alors que l’UE s’apprête à mettre en place une nouvelle réglementation complète en matière d’IA.
Catalogue des outils médicaux basés sur l’IA
Grâce à un accord officiel conclu avec l’organisation à but non lucratif HealthAI, basée à Genève, l’autorité portugaise de régulation des produits de santé, Infarmed, va désormais utiliser un catalogue sélectionné d’outils médicaux basés sur l’IA ayant fait l’objet d’un examen réglementaire. De plus, le Portugal bénéficiera d’un mécanisme d’alerte en temps réel conçu pour signaler les événements indésirables ou les risques pour la sécurité.
Collaboration mondiale à l’ère de l’IA
En rejoignant cette initiative, le Portugal s’aligne sur un groupe diversifié de partenaires internationaux, comprenant Singapour, le Brésil, l’Inde, le Royaume-Uni, le Pérou, la Zambie, le Vietnam, l’Indonésie et les Philippines.
Cette collaboration arrive à point nommé, alors que les établissements médicaux à travers l’Europe intègrent rapidement l’intelligence artificielle dans leurs activités, parallèlement à la mise en œuvre de la loi européenne sur l’IA. Santos Ivo, directeur d’Infarmed, a souligné que les défis liés à la gestion de ces technologies sont mieux relevés grâce à une synergie mondiale et à l’échange de connaissances professionnelles.
Définir des normes de gouvernance mondiales
HealthAI, qui bénéficie d’un soutien financier principal de la part de gouvernements tels que ceux de la Norvège, du Canada, de Singapour et du Royaume-Uni, se concentre sur la mise en place de structures de gouvernance unifiées et de normes de qualité pour l’IA dans le domaine de la santé.
Le dirigeant de l’organisation, Baptista Leite, a indiqué qu’ils étaient actuellement en discussion avec d’autres pays de l’UE, rapporte Reuters. Il a en outre affirmé que les choix réglementaires opérés par Bruxelles établiraient probablement un précédent pour la gestion de l’IA à l’échelle mondiale, rendant ainsi le succès du cadre européen essentiel pour le reste du monde.
(at)
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