Principaux renseignements
- Kevin Warsh, président de la Réserve fédérale, n’est pas disposé à accepter la persistance d’une inflation élevée.
- Les récentes baisses des prix réduisent la pression immédiate en faveur d’une hausse des taux d’intérêt.
- L’impact économique à long terme de l’IA reste une variable incertaine.
Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a affirmé que la banque centrale n’était absolument pas disposée à accepter le maintien d’une inflation élevée. Lors de son audition devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, Kevin Warsh a réaffirmé sa détermination à restaurer la stabilité des prix dans l’économie après cinq années d’inflation durablement élevée. Depuis sa prise de fonction en mai, il a défini le calibrage adéquat de la politique monétaire comme son objectif principal, se montrant confiant quant à la résolution à terme de la récente flambée inflationniste.
Une hausse des taux d’intérêt en perspective ?
Cette position intervient alors que d’autres responsables de la Fed laissent entendre que de nouvelles hausses des taux d’intérêt pourraient s’avérer nécessaires. Cependant, les données récentes du Bureau des statistiques du travail ont apporté un peu de répit : le mois de juin a connu la première baisse des prix à la consommation depuis six ans, avec un recul de 0,4 pour cent largement attribué à une accalmie temporaire dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran.
Bien que les cours du pétrole aient depuis rebondi, l’inflation sous-jacente — qui exclut les denrées alimentaires et l’énergie — est restée stable et a progressé à un rythme annuel plus lent de 2,6 pour cent. Les analystes d’Evercore ISI ont noté que ces chiffres favorables réduisent la pression immédiate pesant sur M. Warsh pour qu’il relève les taux avant la réunion du FOMC prévue fin juillet.
Résilience du marché du travail
En ce qui concerne le contexte économique général, le président de la Fed a qualifié le marché de l’emploi de résilient, citant une forte croissance des salaires et l’absence de licenciements significatifs. Il a adopté une perspective plus prudente concernant l’essor de l’intelligence artificielle, soulignant que, bien que l’IA entraîne une augmentation des dépenses des entreprises, son impact à long terme sur l’économie reste incertain.
Warsh a insisté sur le fait que la Réserve fédérale suit de près la manière dont ces avancées technologiques influencent à la fois l’emploi et l’inflation.
Warsh ne donne pas de prévisions
Les comptes rendus internes de la réunion du FOMC de juin indiquent que les décideurs politiques sont de plus en plus préoccupés par l’inflation, alors même que les inquiétudes concernant le marché du travail s’atténuent. Au cours de cette séance, le comité a décidé à l’unanimité de maintenir le taux d’intérêt de référence entre 3,5 pour cent et 3,75 pour cent pour la quatrième fois consécutive.
Alors que certains responsables prévoyaient une ou deux hausses de taux pour l’année et que d’autres anticipaient des baisses ou le statu quo, Warsh s’est abstenu de fournir des prévisions précises, reflétant ainsi son désaccord avec le recours aux indications prospectives pour signaler l’évolution future des taux.
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(ns)

