Vooruit dénonce l’autorisation précipitée des Tesla autonomes en Flandre


Principaux renseignements

  • Le parti Vooruit condamne la ministre Annick De Ridder pour avoir autorisé les Tesla autonomes malgré les avertissements de son personnel.
  • Des rapports internes révèlent l’existence de problèmes majeurs concernant la signalisation routière et les passages à niveau.
  • La ministre est accusée d’avoir précipité l’autorisation et d’avoir dissimulé des documents relatifs à la sécurité.

Le parti Vooruit a exprimé sa vive désapprobation face à la décision de la ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (N-VA), d’autoriser l’utilisation des Tesla autonomes. Cette critique fait suite à des informations publiées par De Morgen indiquant que la ministre aurait ignoré des avertissements importants formulés par son propre personnel administratif.

Questions relatives à l’approbation

Stéphanie Vanden Eede, députée flamande du parti Vooruit, a notamment remis en cause la précipitation du processus d’autorisation. Elle a souligné que la ministre De Ridder avait accordé l’autorisation le jour même où elle avait reçu un rapport consultatif critique et nuancé.

Vanden Eede s’est demandé si le document avait réellement été analysé ou si la décision avait été prise d’avance, suggérant que les décisions en matière de sécurité concernant les technologies émergentes méritaient davantage que quelques heures de réflexion.

Risques pour la sécurité

Au-delà du calendrier, le parti a tiré la sonnette d’alarme concernant les défaillances techniques mentionnées dans l’avis interne. Le rapport soulignerait que le système autonome ne parvient parfois pas à détecter les marquages routiers ou les panneaux de signalisation. Plus inquiétant encore, le système peine à interpréter correctement les passages à niveau, un domaine où, selon Vooruit, il n’y a absolument aucune marge d’erreur.

Manque de transparence

Par ailleurs, Vooruit a critiqué le manque de transparence concernant ces évaluations de sécurité. Bien que le ministre ait promis au Parlement l’accès à ces documents lors d’une réunion de commission le 2 juillet, le parti affirme ne pas les avoir encore reçus, alors même que ces informations ont désormais été divulguées au public.

En réponse, le cabinet du ministre De Ridder soutient que l’autorisation a été gérée de manière responsable. Il affirme que les préoccupations soulevées par le Département de la mobilité et des travaux publics (MOW) ont été prises en compte grâce à une surveillance continue de la sécurité et à la fourniture de consignes spécifiques aux utilisateurs du véhicule. (fc)

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