Le patrimoine des ménages belges diminue en raison du conflit en Iran


Principaux renseignements

  • Le patrimoine des ménages belges a reculé de 1,7 milliard d’euros en raison de la volatilité des marchés.
  • Les investisseurs ont injecté un montant record de 7,8 milliards d’euros malgré des pertes temporaires.
  • La hausse des prêts hypothécaires a porté l’endettement total des ménages à 374,2 milliards d’euros.

Les données récentes de la Banque nationale indiquent une légère baisse de la richesse financière nette des ménages belges au cours du premier trimestre de l’année. Le total des actifs, hors immobilier et après déduction des dettes, a diminué de 1,7 milliard d’euros, portant le montant global à 1 334,3 milliards d’euros. Ce recul fait suite à une période de croissance significative tout au long de l’année 2025.

La guerre en Iran est source de volatilité sur les marchés 

Ce recul est principalement imputable à la volatilité des marchés financiers au mois de mars, déclenchée par le conflit en Iran. Cette instabilité a entraîné une perte de 5,7 milliards d’euros sur la valeur des placements.

Les fonds d’investissement ont été les plus durement touchés, avec une perte de 5 milliards d’euros, suivis par les produits d’assurance (2,5 milliards) et les actions cotées en bourse (1 milliard).

Augmentation des apports de capitaux

Il est intéressant de noter que, malgré ces pertes, le total des actifs financiers a en réalité augmenté de 2,1 milliards d’euros pour atteindre 1 708,5 milliards. Cette hausse s’explique par le fait que les Belges ont considérablement accru leurs investissements, injectant 7,8 milliards d’euros de nouveaux capitaux sur le marché. Ce montant comprenait un investissement record de 8,5 milliards d’euros dans des fonds, ainsi que 2,1 milliards dans l’assurance et 2 milliards versés sur des comptes d’épargne réglementés.

À l’inverse, les avoirs sur les comptes courants ont baissé de 2,7 milliards, et ceux sur les comptes à terme ont enregistré une diminution de 1 milliard d’euros.

Hausse de l’endettement des ménages

Dans le même temps, l’endettement des ménages a grimpé de 3,9 milliards d’euros pour atteindre 374,2 milliards, principalement sous l’effet d’une augmentation des prêts hypothécaires.

Cette contraction financière est considérée comme une phase transitoire. Les cours boursiers ayant commencé à rebondir en avril et dépassé leurs niveaux de janvier, la Banque nationale s’attend à ce que le deuxième trimestre affiche une reprise positive des valorisations d’actifs.

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(ns)

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