De combien de bombardiers B-21 les États-Unis ont-ils besoin ?


Principaux renseignements

  • L’armée de l’air américaine a besoin de 300 B-21 Raider pour s’assurer un véritable avantage stratégique.
  • Les contraintes budgétaires et les besoins élevés en matière de maintenance menacent la viabilité de la flotte.
  • Une autre solution serait que les États-Unis investissent dans des essaims de drones et des armes hypersoniques.

Bien qu’il soit sans doute l’avion le plus sophistiqué jamais conçu, le B-21 Raider est confronté à un déficit critique en matière d’acquisition. Alors que l’armée de l’air vise actuellement une flotte de 100 bombardiers, ce nombre est insuffisant pour offrir un avantage stratégique significatif face à des adversaires tels que la Russie et la Chine.

Cette situation fait écho à l’histoire du B-2 Spirit, dont le nombre prévu est passé de plus de 100 à seulement 20, laissant les États-Unis avec une flotte vieillissante et sous-dimensionnée.

Obstacles budgétaires à l’expansion

Les contraintes financières font paraître irréaliste l’objectif actuel de 100 appareils, dont le coût s’élève à environ 700 millions de dollars (610 millions d’euros) chacun.

Avec un budget de défense prévu de 1 500 milliards de dollars déjà mis à rude épreuve par le projet F-47 Next Generation Air Dominance, l’avion F/A-XX de la Marine et le système de défense antimissile Golden Dome, il n’y a guère de marge budgétaire pour soutenir l’expansion du B-21.

Risques opérationnels liés à une petite flotte

D’un point de vue opérationnel, une petite flotte constitue un handicap. Les avions furtifs nécessitent un entretien intensif, ce qui signifie qu’un plus grand nombre d’appareils est nécessaire pour garantir un niveau constant de préparation au combat.

Si les États-Unis entraient dans un conflit de haute intensité sur deux fronts, une force de 100 appareils n’aurait pas la résilience nécessaire pour absorber les pertes au combat sans compromettre son efficacité globale. Pour atteindre l’impact stratégique visé par ses concepteurs, l’armée de l’air aurait en réalité besoin d’environ 300 unités.

Investissements alternatifs

Compte tenu de ces limites, consacrer des sommes colossales provenant des contribuables à un nombre restreint de bombardiers coûteux pourrait constituer une erreur stratégique. Une utilisation plus efficace de ces fonds consisterait à déployer de vastes essaims de drones capables de submerger les défenses aériennes ennemies.

De plus, donner la priorité au développement d’armes hypersoniques — une lacune critique dans les capacités actuelles des États-Unis — apporterait une puissance de combat plus concrète face à des rivaux de même niveau qu’une poignée de B-21. (fc)

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