Principaux renseignements
- L’Allemagne prévoit plus de 12 milliards d’euros d’acquisitions dans le domaine de la défense afin de moderniser son armée.
- Des différends techniques menacent l’adoption d’un système de défense laser de 462 millions d’euros.
- De nouvelles politiques budgétaires permettent des investissements massifs dans les logiciels pour drones autonomes et les navires de guerre.
L’Allemagne s’apprêtent à donner leur feu vert à plus de 12 milliards d’euros d’acquisitions dans le domaine de la défense, notamment un important contrat de défense laser avec Rheinmetall et une commande de construction navale pour TKMS.
Laser
Selon des documents de passation de marchés qui ont fuité, le ministère de la Défense sollicite environ 462 millions d’euros pour développer un système laser conçu pour neutraliser les drones et autres cibles se déplaçant rapidement à courte et moyenne distance.
Cette technologie laser, fruit d’une collaboration entre MBDA Deutschland et Rheinmetall, devrait être déployée d’ici 2029, avec Trumpf et NKT Photonics Technology comme sous-traitants. Cependant, des membres de la coalition du chancelier Friedrich Merz ont indiqué que l’approbation pourrait être subordonnée à certaines exigences non divulguées.
Problèmes de compatibilité
L’une des principales préoccupations des responsables concerne la compatibilité physique de l’arme. Le système laser a à peu près la taille d’un conteneur maritime et avait été initialement conçu pour le projet de frégate F126, que le gouvernement a récemment abandonné. Alors que Rheinmetall avait cherché à diriger ce projet désormais abandonné, le gouvernement se concentre désormais sur un contrat de 12 milliards d’euros avec TKMS portant sur la livraison de huit navires anti-sous-marins MEKO A-200 au maximum.
Les législateurs craignent que ces navires plus petits ne puissent pas accueillir le laser et ont fait remarquer qu’un système concurrent de 100 kilowatts, développé par la société australienne Electro Optic Systems et utilisé par les Néerlandais, offre une puissance supérieure.
Drones autonomes
Au-delà des modernisations navales, le gouvernement envisage un contrat de 223 millions d’euros avec la société de drones Helsing, basée à Munich. Ce contrat fait suite à l’échec d’un projet de collaboration avec la France concernant des avions de chasse et vise à créer des logiciels expérimentaux pour des drones autonomes évoluant en essaim.
Ces investissements de grande envergure sont rendus possibles par la décision du chancelier Merz d’assouplir les restrictions traditionnelles en matière d’emprunt pour les dépenses de défense. Ce changement a déclenché une vague massive d’achats militaires, allant de la technologie satellitaire et des drones aux véhicules blindés et aux navires de guerre. (fc)
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